Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Culture Geek

Culture Geek

Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


La Course aux DTV #11 --> Sushi Girl

Publié par pellflorent sur 1 Décembre 2013, 15:04pm

Catégories : #Thriller - Policier, #Critiques Cinéma, #La Course aux Téléfilms

 

Voila déja 3 semaines que je n'ai plus posté de critique sur mon blog, et je vous prie de m'en excuser. En effet, je n'ai pas trouvé le temps d'en rédiger une seule. Mais à présent, je vais vous faire la critique d'un film qui m'a quelque peu déçu.

 

 

Sushi Girl : Affiche

 

Je dois avouer que je n'ai regardé ce long-métrage que pour son casting très prometteur. En effet, on trouvera cette fois devant la caméra d'excellents acteurs des années 80-90, qui sont tous des seconds couteaux du cinéma hollywoodien : Michael Biehn ( Terminator, Tombstone ), Jeff Fahey ( Machete, Planète Terreur ), Danny Trejo ( Machete, Une nuit en enfer ), Sonny Chiba ( Kill Bill 1 et 2 ) et pour finir Mark Hamill, le Luke Skywalker des trois premiers Star Wars et l'inoubliable interprète du Joker pour les séries animées et les jeux vidéos. Mais le soucis avec Biehn, Fahey et Trejo, c'est qu'ils n'apparaissent qu'une minute trente à tout casser dans tout le film, donc pour ce qui est de voir ces acteurs, je me suis bien fait avoir!

 

Certains se demanderont pourquoi je n'ai pas cité Tony Todd dans tous ces interprètes, et je leur répondrai que c'est un acteur qui ne me plaît pas plus que cela, car, pour moi, sa seule bonne prestation fut celle qu'il nous livra dans Destination finale premier du nom. Après, je ne suis pas un connaisseur de sa carrière, donc ne m'en voulait pas s'il a fait bien plus que ces quelques films pseudos horrifiques ( plutôt gores, en fait ) et que je ne les ai pas cités. 

 

Bon, à présent, venons en au film. Dès les premières minutes du long-métrage, on remarquera que la façon de filmer et les dialogues sont inspirés de Quentin Tarantino, ou QT pour les intimes. Au niveau de la caméra, rien à redire, c'est fin, stable et travaillé, bien que la maîtrise semble un peu moins poussée vers la fin du film.

 

Mais pour ce qui est des dialogues, c'est là que se pose le problème. En effet, Destin Pfaff et Kern Saxton tentent tant bien que mal d'imiter la patte de QT, mais comme ils ne possèdent ni son talent ni son génie, les dialogues se révèlent totalement stupides et lourds. La vulgarité remplace les monologues du Mr White de Reservoir Dogs ( personnage interprété par Harvey Keitel ), car Sushi Gril n'en ai qu'une relecture, et la débilité de certains dialogues vous fera perdre le fil de l'intrigue.

 

Les doublages français de ce Sushi Girl sont horriblement mauvais; il vous suffira d'écouter la voix immonde de Mark Hamill pour vous convaincre de voir ce métrage en version originale ( et ce seulement si vous souhaitez le voir ).

 

Et puis, alors que vous assisterez pendant à peu près 30 minutes à une scène de torture aussi inutile que longue, vous vous poserez cette question : Pourquoi toutes ces longueurs et ce sadisme peu ragoutant? Tous simplement pour avoir une durée correcte. Et ce n'est que lorsque vous parviendrez à la dernière scène que toutes ces longueurs auront révélé leur profonde inutilité. La résolution finale est d'excellente qualité, mais que cela fait mal d'avoir tant attendu pour voir pareille fin!

 

Personnellement, j'ai regretté cette longueur dans l'intrigue; il aurait fallu que les scénaristes aillent à fond dans leur délire, sans forcément tomber dans la violence gratuite. Inattendue, bien écrite et maîtrisée, cette fin se révèle être l'intérêt de ce Sushi Girl. Bilan final? Un ersatz de Reservoir Dogs qui ne parvient même pas à atteindre le quart du niveau de ce chef d'œuvre made by Tarantino.

 

8/20

 

Par Florent Pelletier

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents