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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


La Course aux DTV #13 --> Maximum Overdrive ( 1986 )

Publié par pellflorent sur 2 Février 2014, 11:01am

Catégories : #Epouvante - Horreur, #Critiques Cinéma, #La Course aux Téléfilms

 

 

 

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Stephen King, c'est LA référence de la littérature horrifico-fantastique. Qui n'a jamais entendu parler de lui, de ses livres ou des adaptations cinémas de ses bouquins? Presque personne, je pense. Pour citer quelques exemples de ses adaptations : les trois Carrie, dont le dernier est sortit en fin d'année 2013, Christine, the Mist ou encore Ça - il est revenu, téléfilm assez divertissant qui vous fera voir les clowns d'une toute autre façon. Bref, je ne vais pas vous donner tous les noms des long-métrages tirés de ses bouquins car j'en aurait pour minimum 5000 caractères, donc je vais commencer à m'intéresser à Maximum Overdrive, premier film de l'écrivain qui, pour l'occasion, a voulu devenir réalisateur.

 

Eh bien pour tout vous dire, il aurait mieux fait de rester à écrire de nouveaux livres qui nous auraient beaucoup plus contentés que cette adaptation décevante d'une de ses nouvelles horrifiques. Alors, oui, peut être a-t-il été motivé par le fait que ses oeuvres avaient été massacrées par des réalisateurs tous moins talentueux les uns que les autres. Vous ne voyez pas de qui je veux parler? Mais enfin! De Brian De Palma, avec son minable Carrie, de John Carpenter avec le mauvais Christine, de Stanley Kubrick avec son ridicule Shining, ou encore de David Cronenberg avec son désespérant Dead Zone.

 

Comprenez bien qu'après toutes ces injustices qui fairaient pâlir de honte leurs réalisateurs respectueux, il fallait bien que Stephen King rétablisse l'ordre des choses l'arme au poing, et qu'il apprenne ce que faire de la mise en scène siginifie réellement à De Palma et autre Kubrick. Car voyez-vous, Stephen King est bien plus maître du suspens au cinéma que l'est notre cher Brian, ou bien meilleur réalisateur que ne l'est réellement John Carpenter. Après ce délire d'ironie, je vais me pencher sur le fim...

 

Bon, niveau scénario, ce n'est pas trop mauvais, bien que King a fait largement mieux pour ses livres. Il est clair que l'idée de base est originale, mais elle est assez mal traitée. C'est surement du aux moyens faibles, mais, et ce n'est que personnel, j'aurais espéré que ce long-métrage ne se résume pas à être un huis-clos ennuyeux, sans suspens et qui essaie tant bien que mal de lorgner du côté de La Nuit des Morts-vivants de George A. Romero. Se limiter à une telle atmosphère est assez dommage, quand même!

 

Se vendant sur une base de film où se mêlent massacres complètement débiles et bnde-son énormissime du groupe culte Ac/Dc, Maximum Overdrive surprend réellement de par son manque de suspens. Stephen King tentera, non sans mal, d'instaurer une véritable tension tout du long de part sa musique et ses plans de caméra, sauf que cela marche à moitié, et je vais vous expliquer pourquoi.

 

Premièrement, c'est surtout à cause des efforts qu'il a faits. En effet, c'est à cause de ses plans de caméra et de son scénario que la sauce ne prend pas, que le suspens ne surprend pas, si vous préférez. Les plans de caméra sont basiques et plutôt figés, je trouve, et le scénario et les dialogues ne sont pas assez bien écris et ciselés pour pouvoir nous plonger dans l'histoire, et ainsi faire que la tension et le suspens prennent leurs bases et fassent leur effet sur nous. Alors oui, parfois, cela marche, mais seulement grâce à la musique qui n'est pas sans rappeler celle du Psychose d'Hitchcock, en plus terrifiante et rapide, et non pour les éléments cités plus haut. D'ailleurs, ce gros plagiat qu'est cette musique est presque la seule chose réussie du métrage. Et c'est dommage car avec un autre réalisateur que Stephen King, ce long-métrage aurait été largement meilleur, et l'on aurait eu un autre résultat que celui proposé ici. Mais bon, comme on dit, avec des "si", on referait le monde...

 

Comme j'y pense et que j'en ai parlé précédemment, un détail de l'histoire, que dis-je, du scénario, m'a marqué et ma titillé pendant un court laps de temps, mais un petit instant qui m'a totalement fait décrocher de ce long-métrage. Pour vous situer l'histoire, les machines se rebellent et massacrent les humains. Mais si les camions le font, que les tondeuses à gazon le font, et que même les distributeurs de cannettes de Coca le font, alors pourquoi les voitures ne le font pas et restent dans leur coin, à poser pour montrer qu'on est dans un monde apocalyptique, et que l'humanité s'est faîte massacrée? L'illogisme de cet élément, de ce détail, est désespérant quand on voit la carrière d'écrivain de King. Mais qui dit bon écrivain ne signifie pas forcément bon scénariste...

 

Deuxièmement, les effets spéciaux sont l'exact reflet du budget de ce Maximum Overdrive. Je dois bien reconnaître que quelques fois, ils s'avèrent plutôt efficaces, crédibles, ou encore réalistes, même. Sauf que le soucis, c'est qu'ils ne le sont pas toujours, pour ne pas dire qu'ils ne le sont que rarement. En effet, à de nombreuses reprises, on aura clairement l'impression qu'ils ont été effectués par deux amis amateurs. Ces effets spéciaux sont aussi un défaut récurent de ce film, et ils empêchent l'immersion.

 

Parlons du reste, à présent. Les acteurs ne sont pas tous bons, certains sont en total cabotinage, alors que d'autres rehaussent le niveau d'une façon plutôt surprenante. Emilio Robinson et Pat Hingle sont les deux seuls qui ne ratent pas une scène, alors que beaucoup d'autres interprètes ne parviennent pas à en réussir une seule. Bon, je passerais outre la morale douteuse et la fin débile et ridicule, et je vais à présent vous parler d'un autre gros défaut de ce film.

 

Évidemment, cette oeuvre n'échappe pas aux clichés du genre, et l'on a droit au traditionnel personnage qui vous tape sur les nerfs et qui vous donne des envies de meurtres sur sa personne. Je m'en serais bien passé, mais que voulez-vous, comme la solution de facilitée touche la plupart des productions horrifiques, et que Stephen King semblent s'en contenter en bon réalisateur et scénariste qu'il est, on ne va pas lui corriger ses défauts si eux mêmes sont volontaires et approuvés...

 

07/20

 

Par Florent Pelletier

 

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