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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Le Film du Jour : Robocop ( 2014 )

Publié par pellflorent sur 15 Février 2014, 09:33am

Catégories : #Science Fiction - Fantastique, #Action - Aventures, #Critiques Cinéma, #Super Héros - Comics

 

 

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Robocop premier du nom faisait partie des films de mon enfance, et je dois dire que j'attendais ce remake avec impatience, mais surtout avec appréhension. Résultat des courses? Je crois bien que je pourrais en parler des heures durant, et que je ne m'en lasserais jamais. En effet, voila un excellent remake que ce Robocop, mais aussi un superbe film doublé d'un divertissement d'extrême qualité. Voila peut être la surprise de ce début d'année 2014, et surement l'un des meilleurs films du mois de Février.
 

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Dès le début, la surprise. Tout en voyant le symbole du lion de la Metro Goldwyn Mayer apparaître à l'écran, on ne peut qu'être surpris par la voix spéciale de Samuel Jackson qui prend la place du rugissement mondialement connu de ce fauve symbolique. Si vous préférez, ce lion, c'est celui que l'on aperçoit au début de chaque James Bond, et avant le générique de nombre d'autres films très célèbres ou en passe de le devenir, tout comme l'est ce Robocop.

 

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Puis, on aperçoit Jackie Earl Haley sans un cheveux sur le crâne, et ceux qui l'auront connu pour ses rôles dans Watchmen et Freddy comprendront le choc que cela fait de le voir chauve, lui qui a une expression faciale si particulière. Bon, y a pas à dire, il est toujours aussi impressionnant devant le grand écran, notamment en militaire sans âme et sans coeur condamné à être un bad guy du film sur un point de vue comportemental.

 

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Le ton ironique des informations du premier film est toujours présent, et c'est Jackson lui même qui reprend le rôle des deux journalistes au grand sourire lorsqu'ils annonçaient de mauvaises nouvelles. Notre vision du journal télévisé à changé, tout comme notre pensée et notre conception de la machine en général, ce qui m'en fait venir à Robocop lui même, et qui est, ne l'oublions pas, l'intérêt principal de cette ré-adaptation de l'homme de fer. Il est clair que la psychologie du personnage l'emporte sur l'action et sur la vengeance, et ce dès les premiers instants où l'on aperçoit pour la première fois notre héros.

 

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Et c'était justement cela qui manquait au premier opus : la psychologie. Mais attention, je ne dis pas que ce véritable film culte était bête ou basique, non, je dis seulement qu'il aurait gagné avec quelques notes d'humanité en plus. Car oui, on ne se concentrait pas assez sur l'homme comme dans cette nouvelle version, mais un peu trop sur la machine qui voulait devenir un homme. Dans ce remake, c'est plutôt l'homme qui ne veut pas être une machine, et qui se bat contre le contrôle de ceux qu'il considère comme ses geôliers. Et personnellement, c'est un message que je trouve certes basique et surfait, mais extrêmement joli et bien traité, à l'image de la famille d'Alex Murphy qui trouve ici son importance, et qui n'est pas exclue du flm après les 30 premières minutes comme s'amusait à le faire Robocop second du nom.

 

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Là, sa femme et son fils ont une réelle importance et servent aussi à le rattacher à sa part d'humain et font que, même lorsque l'on a une machine sous nos yeux, on pense être face à un homme. Comme je le disais précédemment, la psychologie est beaucoup plus approfondie que par le passé, et le métrage n'est plus une histoire de vengeance certes passionnante, mais plutôt classique. Robocop punira tout de même ceux coupables de sa mort, mort d'ailleurs moins intense, cruelle et marquante que précédemment, comme vous pouvez le voir sur la photo de la voiture exploisée plus haut, mais il ne le fera que vers la fin.

 

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Robocop a prit de la maturité, si je puis le dire ansi, depuis le premier film. En effet, il est plus violent, plus sévère, et hésitera à punir ses ennemis lorsqu'il sera plus humain que machine, comme cela est tellement bien représenté dans la première scène où l'on voit notre héros s'exercer au tir et à la libération d'otages. Mais je ne vous en dirai pas davantage pour que vous le décrouvriez par vous mêmes, et que vous compreniez ainsi mieux mes propos.

 

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Et puis, il a une gueule ce Robocop ci; ce n'est pas Robert John Burk, l'interprète du robot flic dans le troisième épisode, non, lui, il a sa personnalité, sa présence propre. Alors oui, ainsi, cela peut paraître étrange à lire, mais c'est mon avis, et c'est la meilleure façon que j'ai trouvée pour l'expliquer. Joel Kinnaman, sous l'armure, c'est un homme étonnement charismatique. Bon, il ne l'est pas autant qu'un Benedict Cumberbatch dans un Into Darkness, ou qu'un Michael Fassbender dans un Inglorious Basterds, mais l'est assez pour être convaincant à nos yeux de spectateurs exigeants.

 

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Comme vous pouvez le voir ci dessus, nous avons droit à une bonne palette d'acteurs pour ce remake. On comptera notamment Gary Oldman tout à gauche, Jay Baruchel à ses côtés, Michael Keaton ( le Julien Lepers américain. Oui, elle est connue, mais je ne pouvais pas ne pas la faire ) à leur droite, et enfin Jennifer Ehle à leur toute gauche ( si je ne me trompe pas dans son nom ), qui est une actrice que je ne connais pas assez pour vous en donner un avis plus approfondit. Je n'ai certes pas mentionné la présence de Samuel Jackson dans ce paragraphe, mais comme je l'ai fait plus haut, je vous invite à relire ce que j'ai dit sur lui si vous l'avez oublié.

 


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Du côté de ces trois acteurs ( Keaton, Baruchel et Oldman ), il n'y a rien à redire. L'ex Batman semble même s'amuser de son rôle de bad guy égocentrique et de rencontrer un ancien commissaire Gordon, notre Gary à nous, l'inoubliable interprète de Nelson Stansfield dans Léon. D'ailleurs, une petite parenthèse : peut être que je me fais de fausses idées, mais j'ai l'impression que depuis Batman Begins, Oldman a droit à d'autres rôles que celui du méchant de service. A présent, il interprète souvent le gentil second couteau qui donne des conseils très utile au personnage principal, et qui sert principalement à l'aider lorsqu'il en a besoin.

 

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Beaucoup de choses ont changé dans ce nouveau Robocop, et tellement de bonnes idées ont été apportées à la mythologie de ce personnage culte que ce remake trouve sa place au même lieu que le film d'origine, et s'en va presque autant innover que ce dernier, qui proposait tant d'inventions modernes et bien pensées. Lewis ne sera plus une femme, mais un homme, un afro-américain, ce qui effacera le couple Lewis-Robocop des trois long-métrages précédents. Ainsi, les relations entre Murphy et sa femme seront privilégiées, ce qui mettra en avant, comme dit précédemment, le côté humain de Robocop.

 

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Et justement, dans ce film, tout ce qui a été modifié comparé aux autres volets est réfléchit et utile. Sauf que comme les scènaristes ne sont pas des tâches ( Robocop 2, je m'adresse à toi ), ils savent quoi faire et ne pas faire, et le résultat final sera à peu près identique à celui du métrage d'origine, avec le sang en moins. Mais je n'ai pas dit que celui ci n'était pas violent, non, il l'est. Ca canarde partout, mais comme la plupart du temps Murphy détruit des machines, cela gêne moins que si un homme était réduit en bouillie en étant écrasée par une voiture ( oui, Paul McCrane, je pense à toi en disant cela ! )

 

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Etonnante critique de la société moderne, et de l'Amérique en particulier, cette oeuvre en surprendra certains de part son humour cynique et sa ressemblance, sur ce point, avec le film d'origine. Mais en même temps, voila un message très beau : l'Homme sera toujours plus fort que la machine, même lorsque son corps n'aura d'humain que le nom; son âme, elle, restera comme elle l'avait été lorsqu'il est nait, belle et sensible.

 

17/20


"Qu'est-ce qui est mieux qu'un héros?" Raymond Sellars ( Michael Keaton )

 

"Un héros mort." Maddox ( Jackie Earl Haley )

 

 

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Par Florent Pelletier

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pellflorent 20/02/2014 19:59

Ton commentaire et ton avis m'ont fait très plaisir! J'apprécie le partage d'avis, et c'est pourquoi je tiens à te remercier de m'avoir fait part du tiens.

Je t'ai répondu par mail, donc inutile de me répéter, et je tiens seulement à te dire que si tu souhaites me conseiller quelques films ou parler avec moi d'ancienes critiques que j'ai posté,
n'hésite pas!

Olivier 16/02/2014 19:51

Voici ma critique personnelle :

Moins déçu que je ne l'aurais parié. Plus sophistiqué que le premier (bon 25 ans d'écart). Réflexion qui se veut plus complexe que l'original (conscience/machine/mémoire) qui s'embrouille un peu.
Quelques raccourcis, moins violent que l'original. Je noterais que l'acceptation du robot par la population est plus réceptive donc un peu moins choc, ceci dit il faut faire avec son temps. Robocop
est aussi plus humain, son côté machine est surtout physique et pratique. Il y a moins de programmes robotiques à part un genre de pseudo virus qui l'empêche de nuire à l'Omnicorp (comme dans
l'original), mais ses souvenirs, sa conscience existent. Ce n'est plus vraiment Robocop mais Cyborgcop.

Je suis partagé entre dire que le(s) scénariste(s) ont cherchés à l'humaniser davantage ce qui correspond bien à l'hypocrisie de notre temps pour en faire un film un peu moins choc (c'est
personnel) que l'original où les questions d'éthique n'avaient pas lieu, pas de formulaires à la noix signés par la femme de Murphy pour accepter le projet par exemple.

Bref un film avec un bon casting, Gary Oldman, Michael Keaton, Samuel L. Jackson ; fait pour le grand public, à regarder le dimanche soir. 13/20

C'est moi aussi un film qui m'a marqué dans mon enfance.
Toutefois pour en revenir à ton commentaire, je ne suis pas d'accord par rapport à dire que le premier manquait de psychologie, elle est moins subjective et donc à mon sens le ressenti est plus
fort, plus ouvert. Là il se veut plus montré, mais c'est trop, du coup on adopte de façon quasi obligatoire le point de vue des scénaristes. C'est pour ma part et avec l'ironie qui va avec, un
ressenti général sur l'ensemble des oeuvres de notre temps parce qu'au fond nous sommes trop bêtes pour comprendre ou pour développer par nous-mêmes.

Aussi... L'homme plus fort que la machine, on verra avec le temps, car si le Robocop original représentait pour nous (ceux qui l'ont vu en 1988) le futur ; Robocop en 2014, c'est maintenant, c'est
aujourd'hui, ce n'est plus une projection dans un avenir lointain. D'autre part une machine où un robot, c'est programmé, donc ça obéit bêtement. Là dans ce nouveau Robocop, l'homme prends le
dessus, mais perds donc la définition de robot.

Sinon comme tu peux le voir dans ma brève critique du dimanche, il y a des points où je suis d'accord avec toi. Moins violent, une légère critique de l'Amérique, mais qui passe surtout par un
journaliste donc par du pouvoir, mais le gouvernement n'est pas impliqué sur son sol, par contre au Moyen-Orient... Le robot est fabriqué en Chine (rien d'étonnant), ce qui dédouane encore le
gouvernement, le sénateur est un homme moral. Bref très légère critique qui ont à l'impression passe par un journaliste qui semble marginalisé (voir dernière scène avec un studio robotisé) et
surtout une chaîne privée qui appartient à Omnicorp.

Sinon ta critique est bien montée et passionnée. Voilà si tu veux qu'on débatte, mon adresse mail s'affichera. Et merci de ton point de vue.

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