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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


[Critique Cinéma] : Rec, ou la preuve que le found-footage est une forme d'art comme une autre

Publié par Culture Geek sur 19 Février 2017, 09:37am

Catégories : #Critiques Cinéma

Quand on parle de found-footage, on a bien souvent tendance à citer Paranormal Activity pour bien détruire le genre. Seulement, il existe un film prouvant que ce peut être une forme d'art comme une autre. Je veux bien sûr parler de [Rec], film d'horreur culte pour toute une génération...

Le found-footage, c'est l'art de faire peu avec rien. Paranormal Activity, Blair Witch, nombre de films d'horreur se tournent vers une pratique peu onéreuse et bien profitable, sans toujours avoir le talent nécessaire. Dans le genre, [Rec] a une fonction de meneur de file : c'est un film culte, un chef-d'oeuvre du genre, une oeuvre qui a su innover et surprendre son spectateur.

Loin de nous prendre pour des cons, [Rec] s'arme d'une caméra à l'épaule intelligente et logique, constamment justifiée par les actes de nos personnages : elle découle de leurs actes, de ce qui se passe même quand ils ne la tiennent pas. C'est ainsi que les nombreux cuts sont constamment justifiés par des raisons franchement bien trouvées, sans pour autant tomber dans le mal amené. Le principe est malin, aussi vrai que l'impression de documentaire est constamment présente.

Film très efficace que celui-ci, on pourra surtout lui reprocher son travail sonore parfois trop dans l'excès : les acteurs hurlent à la mort, et c'en devient vite fait très chiant. Seulement, là encore, il y a une certaine maîtrise : quand on s'y intéresse, cela décuple la tension du film, son intensité. On s'y croirait sérieusement, dans ce bâtiment en proie aux pires horreurs. L'immersion est énorme.

Une immersion facilitée par l'écriture des personnages, suffisamment bien foutue pour les rendre tous attachants. Certains ont beau être des caricatures ambulantes, ils n'en demeurent pas moins très intéressants; c'est surtout parce qu'on nous les présente humblement, sans artifices, dans leur jour le plus bas pour révéler leurs instincts les plus mauvais. Une écriture qui s'efface donc très rapidement derrière ses personnages et son intrigue, nous laissant l'impression terrible d'être tombés sur un milieu de vie absolument atroce.

D'une grande violence ( sans que cela n'en soit répugnant ), le film parvient à trouver son esthétique dans les mouvements de caméra précipités et les course-poursuites incessantes, entre deux coups de dents et quatre explosions de têtes. Ca saigne, ça pisse plus rouge que les rivières du Styx, ça crève plus qu'à Verdun.

[Rec], c'est l'extermination des masses, c'est un quota d'habitation zéro. Tout le monde y passe, tout le monde crève salement, parce qu'on est dans un film de zombies européen, et que les espagnols déconnent pas avec ça. Ne vous attendez pas à un happy-end, vous n'en aurez pas. A la place, le film vous garantit sang et tripailles, morts et hurlements, jouissance morbide et choc émotionnel grave.

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