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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Le Tueur du Vendredi ( 1981 )

Publié par pellflorent sur 28 Décembre 2015, 08:55am

Catégories : #Critiques Cinéma, #Epouvante - Horreur

 

 

Bon allez, pour équilibrer avec toutes les critiques que je fais, et pour pas que les films viennent se plaindre pour discrimination envers ma personne, me collent un procès au cul quoi, on va parler d'une belle catastrophe, d'un métrage qui ne fait pas dans la dantelle : "Le Tueur du Vendredi". Et là, y'a un problème. Un gros, gros, gros problème. Le film se passe un jour après le premier volet. J'invente rien, les scénaristes ont même l'ont dit dans les bonus. 

Et là, tu vois, même si je suis pas bon dans le genre, même si je suis la plus grosse brêle en mathématiques que la terre ait jamais porté, je pense avoir raison. Après, je suis pas sûr hein, mais un plus un ça fait deux. Donc, vendredi plus un jour, ça donne un jour après. Et le "Jour d'après" ( haha ) vendredi, ça donne clairement samedi. 

Alors désolé les mecs, mais quand un mec tue un samedi, il n'est pas un tueur du vendredi. Ouais, non, je sais pas, vous l'avez écrit comment votre fichu scénario? Sous coke ou LSD? Et votre putain de titre là, vous l'avez trouvé comment, sérieux? Au hasard? J'imagine le dialogue. Attendez, j'me concentre là. Ca va être épique.

"Bon, les mecs, c'est la crise là. On a fait un film, un seul, et il nous a rapporté un maximum de pognon. Comment on fait, maintenant, pour pas tomber dans la bankeroute? Non, non, on va pas faire revenir la mère, elle est morte. Petit, n'oublie pas ces mots : "Il ne faut pas prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont". Ouais, c'était des philosophes, les mecs qui ont inventé ça. Bref, on reprend. Vous suggérez quoi?

Non, c'est pas bon. Pas le père, on n'en a pas parlé. Attendez ... Le fils... Ouais, le minot là, celui qui a la gueule d'un ballon de rugby. Lui, il est pas mort, et on n'en a jamais parlé. Et puis merde, sa mère vient de creuver, faut qu'on invente une histoire ... de vengeance ! Une putain d'histoire de vengeance avec de nouveaux ados, des jeunes qui vont baiser, fumer et picoler comme des trous. Ca y est les gars, on tient l'histoire du siècle !"

Voilà, sacré scénar quoi. Remerciez moi, je vous ai épargné une heure et demi de souffrance. Parce qu'il est clair que ce second volet n'est qu'un mauvais remake du premier : en plus d'en reprendre le scénario, complètement raté, le réalisateur en manque d'inspiration, souffrant à l'évidence de carences imaginatives, plagie complètement la réalisation de Cunningham, lui même pompant allègrement la pipe de Carpenter. Voilà, tu sens le truc bien bancal?

Et le résultat est forcément explosif : entre des meurtres d'une molesse qui ferait jalouser un escargot, et une introduction salement inutile d'un quart d'heure qui reprend COMPLETEMENT la fin du premier ( putain de bordel de merde de chiotte d'arnaque américaine - désolé, je m'emporte, mais c'est dur d'apprécier de se faire arnaquer à ce point ) qui s'étire en longueur de manière foutrement insupportable ( c'est plus de remplissage là, c'est du putain de recyclage ), c'est sûr qu'on est servis.

Après, c'est sûr que le film a un avantage : il est écologique. Ah ben oui, attendez, c'est une très bonne initiative que de ne pas gaspiller inutilement de la pellicule. Je vois pas ce qui peut pauser problème ! Ah si, un truc : on les a payer, les mecs qui ont fait ce film? Non parce que là, c'est plus de l'amateurisme, c'est du foutage de gueule. Les types n'ont même pas la décense d'avouer que leur machin est une arnaque.

Est-ce que c'est la peine de préciser que l'introduction et que le jeu d'acteurs sont ridicules? Je ne pense pas. Après tout, on ne tire pas sur l'ambulance. Et puis merde, j'adore défourailler de l'ambulance à tout va. Alors les gars, on est repartis pour un tour ! La direction des acteurs est catastrophique : les mecs n'ont pas de talent, si ce n'est celui de montrer leurs pecs. Les filles, elles, n'ont de talent que leur talent naturel : montrer leur plastique, leurs boobs quoi ! 

Ouais, c'est sûr que dans ce registre là, elles sont bonnes. Par contre, quand faut faire passer une expression sur un visage, aussi minime soit-elle, là, faudra aller se faire voir ailleurs. Et comment oublier notre nouveau pote, celui gère cette orgie de meurtres, le génie du cinéma du 20ème siècle? Vous savez tous de qui je veux parler ! Jacky, ce héros. Ah non, pardon, c'était juste extrait de la vf du premier. Jason, notre bon ami Jason, celui qui nous partager sa joix et préfère l'amour à la guerre. L'étendard des hippies, en somme. 

Ben c'est sûr qu'il est impressionnant le mec, avec son sac à patate et ses mouvements de guignol. Je me croyais retombé en enfance, aux côtés des marionettes "Guignol". Comique, on peut le dire. Le gars aurait dû faire l'école du rire, il se serait tailler une sacrée renommée. A coup de machette, oui, mais il l'aurait fait quand même ! Attendez, faut bien mettre toutes les chances de son côté, non? Voilà.

Et bien entendu, "Vendredi 13" ne serait pas "Vendredi 13" si ses ados n'agissaient pas comme des triples trisomiques atteints de profonde débilité mentale. Mais en même temps, tous ces défauts que j'ai cités, toutes ces erreurs qui nous font rire à nous en déchirer les joues, toutes ces conneries qu'on n'oubliera vraisemblablement jamais, tous ses acteurs qui jouent pires que des pieds, tous ces dialogues hilarants et complètement cons, n'est-ce pas finalement cela qui fait que l'on apprécie tous un peu, au plus profond de nous même ( parfois tellement enfoui qu'on ne le prouve pas à temps pour les apprécier ), ces films de merde, ces gros nanards en puissance, ces films que l'on appelait "Vendredi 13"? Je le pense sincèrement. Parce que finalement, ce sont toutes ces imperfections qui ont rendu ces métrages si célèbres, toutes ces ânneries qui leur assurent un charme certain, même 30 ans après leur sortie officielle ...

 

06/20

Par Florent Pelletier

Le Tueur du Vendredi ( 1981 )

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