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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Le Point Culture #15, le Retour --> Spécial Hommage : Lemmy Kilmister, la légende du Hard Rock

Publié par pellflorent sur 29 Décembre 2015, 16:33pm

Catégories : #Le Point Culture

 

 

Le Point Culture

 

Lemmy Kilmister 

 

Grandir dans une famille cultivée, cela aide vraiment pour se faire la sienne, et entraîne une chose inévitable : rencontrer des icônes, tant musicales que cinématographiques, et s'y attacher. Seulement, il arrive que je me fasse les miennes, des personnes telles qu'Elvis Presley et Peter Cushing. Mais le sujet n'est pas là. Revenons en donc à nos moutons : Lemmy Kilmister fait partie de ces icônes familiales, de ces personnes que je connais en tant qu'idôles. 

 

 

Seulement, la nuit précédente ( soit le 28 décembe 2015 ), une triste nouvelle est tombée : Ian Fraser Kilmister, dit "Lemmy", s'est éteint des suites d'un cancer, à Los Angeles, California. Il fallait que je lui rende hommage; chose importante pour le blog, c'est la première fois que l'on va parler d'une personnalité étrangère au cinéma ( encore qu'elle y ait fait nombre d'apparitions, remarquées ou remarquables, voire les deux ); je vous laisse deviner pourquoi.

 

 

Imaginez le choc, dans la famille : une personne connue de tous, plus particulièrement par mon père, son ami ( et que vous retrouverez en photo, plus bas, lui offrant le symbôle d'une carrière toute entière ), décède alors que l'on dort. Dur. L'impact est violent, la surprise totale : comment pourrait-on réellement croire ce que l'on vient d'entendre? Il est extrêmement complexe de devoir s'y résoudre; quoi, un homme immortel comme Lemmy, légendaire figure du Rock'n Roll, n'a finalement pas survécue à tous ses excès? Non, ce n'est pas possible, ce ne peut-être qu'un mauvais rêve. 

 

 

Et pourtant, c'est réel, et il faut vivre avec. Pour expier la peine de devoir dire adieu à ce grand artiste, je m'engage à reprendre les "Point Culture" ( oui, c'est un grand jour ! ) de manière régulière ( autant que faire se peut ), et à commencer cette nouvelle série par un hommage tout particulier à cette grande figure de la culture moderne. Lançons-nous donc dans la vie de Ian Killmister, à la fois rapide et longue, menée à un rythme d'enfer pendant une bien longue période, bien plus longuement que n'aurait pu le supporter n'importe quel autre organisme, n'importe quel organisme d'une personne commune, d'une personne banale ...

 

 
Ian Fraser Kilmister est né le 24 décembre 1945 à Stoke-on-Trent ( Staffordhisre ), au Royaume-Uni. Trois mois après sa naissance, son père les abandonne, sa mère et lui. Dix ans plus tard, sa mère se remarie avec un dénommé George Willis, déja père de deux enfants, avec lesquels il ne s'entend pas. Dans le même temps, il découvre les Beattles et le Rock'n Roll. Se passionnant pour la musique, il fait de même au sujet des femmes et des chevaux. Déja, c'était un homme ambigu. 
 
 
Dès lors qu'il a découvert le Rock, il s'essaie à la guitare ( notamment avec les Sundowners ), l'abandonne et achète une basse ( gardant son ancienne manière de jouer de la guitare ). L'artiste est lancé, le Lemmy que l'on connaît aujourd'hui commence à se faire. Seulement, dans le même temps, la famille rencontre des difficultés financières dûes à des jeux d'argent et de hasard ( à base de machines à soûs, principalement ). De là vient donc son surnom, "Lemmy", raccourci de "Lemme", lui même abréviation de "Lend me a fiver" ( "prête moi un biffeton", en français ). Percutant, comme pseudo. 
 

 

Un an plus tard, soit à 17 ans, il fait la rencontre d'une femme importante dans sa vie, puisqu'il l'aimera et qu'elle décèderaquelques temps plus tard, d'une overdose. C'est à Stockport, la ville jusqu'où il l'a suivie, qu'il rejoint des groupes locaux ( notamment les Rainmakers et The Motown Sect ), se faisant sa propre expérience du milieu, et gagnant de l'expérience sur scène. Juste après, il se joint aux Rockin' Vickers, qui enregistrent trois singles. Dans son appartement de Manchester, il a une aventure avec une certaine Tracy, qui lui offre un fils, Paul Linder.

 

 

Mais la vie de boême ne lui suffit plus : il doit monétiser son talent. C'est ainsi qu'après son retour à Londres en 1967, il partage un appartement avec Noel Redding et Neville Chesters, l'un étant le bassiste de "the Jimi Hendrix Experience", l'autre le manager de ce même Jimi Hendrix, dont Lemmy deviendra le roadie, tout en gardant son intégrité de musicien : il signe quelques morceaux d'un album de Sam Gopal, "Escalator", et rejoint le froupe Opal Butterfly, qui ne tiendra pas longtemps. 

 

 

Quatre ans plus tard, sa vie change du tout au tout. Intégrant Hawkwind, à qui il donnera ses lettres de noblesse, Lemmy est enfin reconnu internationalement, son jeu de basse si particulier faisant des émules ( inspiré, comme nous l'avons précédemment vu, par son expérience de guitariste ). Il ne tarde pas à se mettre à la chanson, rendant instantanément le morceau "Silver Machine" cultissime au possible, et fort d'une sacrée personnalité, celle de son interprète, star grandissante. 

 

 

Mais il ne restera que quatre ans dans le groupe, juste le temps de composer le mythique "Motorhead", titre qui donner le nom du "groupe de sa vie". Renvoyé en 1975, la raison est aussi simple qu'évidente : Lemmy a été arrété à la frontière canadienne epour "recel de substances illicites". En gros, il transportait des métamphétamines. Cinq jours de taules passent. Finalement libéré sans répercussions sur sa vie ou sa carrière, il forme alors un nouveau groupe, Bastard, avec Larry Wallis à la guitare, et Lucas Fox à la batterie. Son manager l'informant qu'avec un nom pareil, le succès ne les atteindra jamais réellement, Lemmy change le nom de son groupe en "Motorhead". La légende s'apprête à frapper. 

 

 

Peu de temps après, il embauche Fast Eddie Clarke en tant que guitariste, et Philty Animal Taylor ( lui même mort le 11 novembre 2015 ) en tant que batteur. Les joyeux trouffions de la beuverie bien lourde amènent donc une nouvelle vague de rock, un rock'n roll plus violent, plus burné et surtout, bien plus moderne et révolutionnaire. Une nouvelle étape est franchie dans la musique, et Lemmy y est vraisemblablement pour beaucoup, d'où sa réputation de véritable légende musicale. 

 

 

En plus de son jeu de guitare que tous connaissent désormais, Lemmy ajoute une nouvelle et dernière caractéristique particulière à son art : sa voix errayée, inimitable comme pas deux, marque comme aucune autre pareil. C'est entre 1980 et 1981 que la popularité du groupe monte droit vers les étoiles, notamment grâce à des albums tels qu'Ace of Spades, ou No Sleept 'till Hammersmith.

 


La popularité du groupe ne baisse pas, gardant la même intensité pendant plus de 40 ans, se renouvelant sans cesse, évoluant pour le plaisir d'un public nouveau, plus jeune et, par là même, habitué à un nouveau style de musique. L'on aimera ou non, mais un constat demeure : à plus de soixante ans, c'est que les mecs en avaient, des burnes, pour monter sur scène et mettre le feu autour d'eux. L'on citera également le remplacement de Taylor par Mikkey Dee en 1992, et l'arrivée de Phil Campbell en tant que guitariste, remplaçant totalement Würzel en 1995 ( ce dernier décédant le 9 juillet 1994 ), tous deux ayant déboulé en même temps. 

 

 

Que reste-t-il donc, de nos jours, de "Motorhead"? Je dirai qu'il en reste le souvenir d'un Lemmy Kilmister révolutionnaire, d'un homme qui a vécu à cent à l'heure, et qui a subi plus d'excès au cours de toute une vie qu'un homme ne pourrait en supporter au bout de trois existences réunies. Cet homme restera vivant tant que l'on en parlera, et bien loin de l'oubli général qu'a connu le défunt Paul Walker ( exemple le plus marquant, bien que les deux ne soient pas comparables ), j'aime à penser que l'on parlera toujours de cet homme, de ce Kilmister, de ce Ian dit "Lemmy", de cette légende vivante d'hier mais aujourd'hui disparue, bien qu'à jamais présente dans nos esprits. 

 

 

"C'est le pionnier de l'underground" --> Tony James

"Soit on l'aime, soit on ne l'aime pas. Dans tous les cas, il s'en fout." --> Ozzy Osbourne

"C'est un rebelle, une espèce en voie de disparition." Joan Jett

 

Deux dernières citations, avant de vous quitter pour de bon :

 "Ca a toujours marché. Et tous ces trous du cul d'intellos qui se la racontent, comme quoi ils ont un message à faire passer. N'importe quoi ! Ils veulent se taper des nanas. La guitare, ça sert à ça, et à rien d'autre". 

"La totalité de ma vie sociale se passe dans les bars, donc je pense qu'arrêter de boire n'est pas une option viable. Vous m'imaginez en train de demander un jus de tomate?

 

Par Florent Pelletier

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