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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Critique cinéma : San Andreas ( 2015 )

Publié par pellflorent sur 8 Novembre 2015, 16:52pm

Catégories : #Critiques Cinéma, #Action - Aventures, #Drame

 

 

Synopsis rapide : Suite à un tremblement de terre de magnitude 9 en Californie, un pilote d'hélicoptère décide avec sa femme de traverser l'état pour sauver sa fille.

The Rock casse tout. Même la gueule du tremblement de terre qui s'en prend à la Terre.

Je déteste voir qu'un film, pour le moins honnête, se fait démolir par la plupart des spectateurs du monde entier. Surtout quand le métrage en question est de bonne facture. Et vous l'aurez compris, "San Andreas" est l'une de ces oeuvres ci. Vanté pour son aspect spectaculaire, dégradé pour son écriture dite de "stupide", qu'en est-il vraiment?

Premièrement, on ne regarde pas un film catastrophe comme l'on suivrait le dernier film d'auteur roumain, réalisé par x réalisateur qui, dans l'ennui total de son existence routinière et dénuée du quelconque intérêt faisant que celle des dieux est, irrémédiablement, bien plus intéressante que la nôtre ( le genre torturé, si vous m'suivez ), nous aurez démontré par x égal y que le cinéma divertissant, c'est de la daube, et qu'il faut forcément tomber dans la dépression pour apprécier, comme il se doit, l'art de notre monde entier.

Sauf que non. Les choses ne marchant pas comme cela, il nous faut, de temps en temps, de bons petits films bourrins, voire décérébrés, pour pouvoir se détendre, et foncer, déterminé comme jamais, face à ce film du réalisateur roumain sans nom, si ce n'est celui de x. Oui, ce n'est pas un nom, et non, ce faux nom ne correspond pas à un film porno.
Au départ, je dois bien avouer que j'éclatais tout le temps de rire : les clichés, les situations stupides, la présence de Red Arrow ( non, sérieux, fallait pas ... et puis le mec est tellement bon qu'il reste cinq minutes dans le film ... haha ), les effets spéciaux vraiment moches, et les incohérences vomitives me rebutaient grandement. Sauf que, dans la ferme intention de me divertir en mattant un bon vieux Rock sauvant la Terre toute entière, j'ai continué à visionner le métrage. Et concrètement, j'ai bien fait.
Parce que lorsque l'on dépasse cette partie ci du fond, et que l'on s'intéresse à ce qu'il reste d'autre plutôt que de rester cloîtrer dans une fausse opinion finale ( apparue au bout de cinq minutes; enfin bon ), l'on découvre rapidement que le métrage n'est pas si mauvais que cela.

Parce qu'au final, lorsque l'on étudie bien "San Andreas", il a tout du métrage old-school made in 80's : décalé, bourrin, spectaculaire et à fortes tendances stupidaires ( cela n'existes pas, ne cherchez pas ), le métrage est le digne successeur de ces grandes oeuvres ( et quelles oeuvres ... ) d'action ayant fait la renommée de toutes ces stars que l'on appelle aujourd'hui des idoles.
Sauf qu'en fait, cela a du sens lorsque l'on connaît le personnage de Dwayne Johnson. Pas celui du film, non, celui de sa carrière. Parce que le mec s'est clairement bâti une image de nouveau Action Man, de gars qui mérite de droit cet héritage vaquant. Car outre Statham et son charisme de karatéka chauve, il ne peut y avoir qu'une seule star de ce genre de métrages.

Et voyez-vous, propos légèrement hors sujet ( pas tellement lorsqu'on y réfléchit ), c'est à mon sens pour cela que "Fast and Furious" devient, au fur et à mesure que le temps et les films passent, l' "Expendables" qu' "Expendables" n'est plus ( oui, le deuxième visionnage du troisième métrage m'a premièrement fait très mal ). L'héritage est clairement assumé, et assuré : The Rock arrache quand même une foutue porte avec ses mains...
Et c'est donc dans cette option que, solitaire, je me suis amusé à visionner ce métrage. Contrairement à la plupart des spectateurs qui, bloqués dans un avis final ( et critique ) après seulement cinq minutes de passées, ne jugeront pas ce métrage avec l'intérêt, et le recul, qu'il mérite vraiment, mais bien plus dans une optique de défoulement et, forcément, de bouc-émissérisation de la chose. Encore un mot inventé. Mais anyway.. Je me sens seul dans mon délire, mais je le tiens d'autant plus pour vrai que je suis le seul à le partager. Et croyez moi que j'ai bien été surpris par le résultat final.
Un film appréciable puisqu'il n'est point pourri, contrairement à la plupart des métrages blockbusteriens de l'Amérique profonde du Quental Texan, par une propagande exacerbée et des incohérences sinon hallucinantes, d'autant plus exacerbantes qu'elles se révèleront protubérantes. Non, là je vous mens. Volontairement : c'est pour d'autant plus appuyer mon propos que ce détail ci me gêne réellement. Car même si le métrage est magnifiquement mis en forme, l'écriture ne trompera personne. Dans ce sens là, je tiens à le préciser. Mais nous y reviendrons.
Les incohérences et les idioties pullulent et s'accumulent, pour se réunir et former le groupuscule de la pourriture tentaculaire de nos chers amis ricains. Mais une fois que l'on a dépassé ce détail ci, et l'évidente irrégularité des CGI en début de film ( et que l'on en a également parlé ), il devient intéressant, et pertinent, de se concentrer sur le reste de l'oeuvre. Car vous le savez sûrement, tout n'est pas blanc d'un côté et noir de l'autre, et comme je concède à ses détracteurs les défauts qu'ils lui confèrent, je dois rééquilibrer la balance et rétablir le blason de ce métrage sali.
L'esthétique est globalement parfaitement réussie, et même si l'on notera qu'en début d'expérience les effets spéciaux seront en déca du tout, cette défunte impression sera rapidement remplacée par la certitude d'assister à un spectacle hallucinant de beauté, de réalisme et de n'importe quoi. Car même si ces deux précédentes notions s'avèrent complètement contradictoires, le tout paraît étrangement homogène.
Sûrement est-ce dû à cette adéquation parfaite que le film connaît entre sa bande-son et sa mise en scène, ou à tous ces sentiments qui y règnent et ne semblent plus le quitter, rendant le tout irrémédiablement beau, presque irrésistible. C'est un film plein de belles valeurs et de bons sentiments, et même si cela s'avère commun et populaire, je lui concède cette force qu'il possède, cette puissance qui m'a pris aux tripes, et m'a secoué jusqu'au dernier instant.
A l'image du Rock, ce film est une montagne de muscle, un Goliath à l'allure d'autant plus spectaculaire et imposante qu'on lui ajoute, en plus des incohérences et des CGI, des morts par milliers, et des séquences réellement chocs, pour ne point avancer que certaines sont réellement choquantes. C'est une véritable vision d'horreur à laquelle nous assistons ici, pleine de tristesse et de désolation. On est loin de l'édulcoration habituelle des blockbusters américains.

Le métrage laisse transparaître une idée principale : la démesure. Tantôt démesuré dans ses stéréotypes et dans ses effets spéciaux, autant dans sa propagande que dans ses plans de caméra, le film nous offre tout de même des dialogues qui tiennent la route, et des personnages attachants, bien que caricaturaux.

Je lui reconnais tous ses défauts, mais je préfère me concentrer sur toutes ces qualités pour au moins le défendre. Primaire mais spectaculaire, ce film est un véritable tourbillon émotionnel, un tsunami d'horreurs et de sentiments différents, un déversement de frissons, une tornade de stupéfaction.

16/20

Par Florent Pelletier

Critique cinéma : San Andreas ( 2015 )

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