Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Culture Geek

Culture Geek

Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Jonathan Livingston le goéland ( 1975 ) --> Ca ne vole pas bien haut

Publié par pellflorent sur 19 Novembre 2015, 18:16pm

Catégories : #Critiques Cinéma, #Drame

 


"Jonathan Livingston" est un film dont il est très difficile de parler : comment pourrait-on se concentrer et disserter sur un métrage qui ne possède ni acteurs, ni dialogues? Oui, c'est très complexe. Mais on va le faire quand même. Premièrement, l'idée même du film surprend : suivre le destin d'un goéland, Jonathan, n'est guère chose habituelle, d'autant plus que le film commence sérieusement à dater. 40 ans, ça fait beaucoup.

Et le soucis avec ce métrage, ce que l'on ressent clairement son âge. D'un certains côté, cela n'est pas un mal : le film possède beaucoup de charme, et sa mise en scène renvoit directement aux délires des 70's. C'est tout de même appréciable de pouvoir dater un film sans même connaître sa date de production, et de le visionner comme tel.

Sauf que ce n'est pas le tout que de pouvoir se remémorer les années passées, il faut que le film n'ait pas trop vieilli : et c'est là que le bas-blesse. On ressent cruellement l'âge même de l'oeuvre, et l'on décroche, malheureusement, bien trop vite du spectacle. En fait, c'est surtout parce que tout ici semble daté : la mise en scène, l'écriture et la bande-son. C'est vieux, sinon vieillissant.

La réalisation, tantôt plate ou poétique, se révèle vraiment bancale, pour ne pas dire peu à la hauteur. Certes, cela a dû être très complexe de filmer tous ces goélands, mais contrairement à "L'ours", j'ai trouvé le résultat final plutôt hasardeux, pour ne pas dire qu'il manquait de maîtrise. Je reconnais que pour l'époque, c'était excellent, mais tout de même, cela pèse lourd, aujourd'hui.

Parce que ce film est horriblement lassant. C'est lent, étrange, indescriptible : on ne sait pas trop quoi en penser, et l'on s'ennuie rapidement. Malheureusement, j'avoue avoir failli m'endormir : le rythme est insupportable, pratiquement intenable. Honnêtement, on en a rapidement marre de se trouver devant pareil spectacle.

Mais d'un autre côté, je dois avouer que le mec qui est à la base de tout, Hall Barlett ( qui n'a jamais rien réalisé d'autre; un signe ? ), signe ici un véritable OVNI cinématographique. Car comme je vous l'ai précédemment écris, le film est indescriptible. C'est une bombe, un objet étrange et animé, un véritable délire d'inventivité et d'esthétisme.

Car même si je n'aime pas ce résultat final que le film nous donne, je dois bien lui reconnaître d'évidentes qualités. Je ne pourrai ainsi pas le basher puisque le film, dépassant largement mon point de vue, se révèle, à mon sens, tantôt incompréhensible et unique. Car il faut bien le dire, c'est un métrage profondément marginal que ce "Jonathan" ci, tant dans son image ( je me souviens encore de ce passage halluciné teinté de vert de rouge ) que dans sa mise en scène.

Toutefois, certaines images de combats sont vraiment surprenantes, au point que je continue encore de me demander comment les mecs l'ont fait, et s'il ne l'ont pas réellement fait pour ne point tomber dans d'inextricables ennuis, et problèmes. Violentes et trash, jamais je n'avais vu, dans un film, d'animaux avec tant de hargne et d'aggressivité.

Et puis, pourquoi l'avoir appelé Jonathan? D'accord, c'est typiquement le genre de question qui ne sert à rien. Vous retiendrez donc que le film en la présence est un drôle de délire, le genre qu'il est bien complexe à noter. Je ne l'ai pas apprécié, mais je ne peux le détruire de par ma note globale. Il mérite donc bien plus que la moyenne. Quand à vous en faire votre propre avis, je vous le conseille vivement : un tel objet cinématographique est trop rare pour que l'on ose le laisser filer d'entre nos doigts.

 

10/20

Par Florent Pelletier

Jonathan Livingston le goéland ( 1975 ) --> Ca ne vole pas bien haut

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents