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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Les Grands Films d'Action #79 --> Last Action Hero ( 1993 )

Publié par pellflorent sur 6 Septembre 2015, 10:16am

Catégories : #Action - Aventures, #Critiques Cinéma, #Les Grands du Cinéma d'Action, #Comédie - Drame

 

 

Synopsis rapide : Un garçon sèche l'école pour aller au cinéma. Il est fan de la série des Jack Slater. Le projectionniste lui propose de venir voir Jack Slater IV.

"Last Action Hero" est assurément un grand film de la carrière du grand Arnold Schwarzenegger. Ouais, je sais, ce type là, c'est clairement pas l'acteur du siècle, mais niveau putain de charismatique, c'est dur de faire mieux dans le genre des films d'action. Lui, c'est le maître, le fondateur avec Stallone, le grand des grands, celui qui siège sur le trône de crânes du cinéma bourrin des années 80-90.

Parce que Schwarzy, ce n'est pas un tendre dans ses films. On ne compte plus le nombre de pauvres bad guys qui ont croisé son chemin et n'en sont jamais revenu. Si tu préfères, c'est un peu comme une usine à décès ce type, un peu comme si Dieu se mettait à défourailler l'humanité. Tu pourras jamais rien contre lui, et même si tu le critiques, lui il s'en fout, il est au dessus de tout ça le mec : c'est le putain de Terminator ! Conan dans sa jeunesse, il a surtout détruit le Predator, depuis.

Alors quand ce mec là s'amuse à jeter un petit coup d'oeil sur sa carrière, à relever un peu tout ce qui a fait son succès, toutes ces punchlines de merde géniales qui font que j'aime les contradictions, tous ces scénarios qui se répètent ou ne le font pas, tous ces grands films du genre qui ont fait notre bonheur à nous, ses fans. Et cela, vois-tu, il le fait avec l'aide de John McTiernan.

Mais qui est-ce donc? Un grand cinéaste, l'un des fondateurs du genre. Il ne l'a pas créé, c'est certains, mais si une chose est bel et bien sûre, c'est qu'il lui a offert ses lettres d'or. Comment? En sortant simultanément "Predator" et "Piège de Crystal". Et puis, y'a aussi le cas d"Une journée en enfer". Mais de lui, on parlera une prochaine fois. Le sujet n'est pas là.

Ainsi, les deux hommes s'allient pour sortir, il est certains, l'un des meilleurs films de leur carrière. Pas le meilleur, certes, puisqu'il n'est point un chef-d'oeuvre, mais un grand film tout de même. Déja, chose pleinement appréciable, la direction que prend le film. Si vous avez déja vu "Commando", vous saurez que Schwarzy n'en était pas à son premier essai : il avait déja tenté l'auto-dérision avec plus ou moins de succès.

Ici, c'est ouvertement qu'il se moque de sa carrière, la fait gentiment passer en ridicule. Mais c'est beau de vouloir le faire, qu'est-ce que ça vaut, au final? Et bien c'est un travail de maîtrequi nous est proposé, un vrai boulot d'écriture. Bon, c'est pas non plus un film d'auteur, c'est sûr, mais on s'en rapproche de plus en plus. Une chose est sûre : Schwarzy prouve qu'il ne joue pas que dans des films complètement bourrins.

Et si "Last Action Hero" marque tant, c'est pour la mise en abîme vertigineuse qu'il propose au spectateur, visible dès même le titre. En fait, elle est double : le garçon se rendant au cinéma pense être dans la réalité, une réalité virtuelle puisqu'elle a été écrite et imaginée par les scénaristes du film, tombe ensuite dans le monde de Slater, qui pense lui même être dans son propre univers. Et là, à McTiernan de jouer à la perfection avec les us et coutumes du genre, sans bouder le plaisir de s'en moquer allégrement.

Oui, le scénar est génial, et la réflexion qui s'en réchappe est elle-même à la limite du fascinant : le mec confronte les clichés du cinéma à la vie réelle, celle du faux monde du gosse. Logique. Ainsi, on s'amusera de voir notre héros national s'exploser la main en essayant de casser la vitre d'une voiture, pensant que cela ne ferait pas mal, comme dans son univers à lui. Ou d'apercevoir le bad guy en chef buter quelqu'un sans que personne ne s'en soucie guère.

Tout cela est bien vu, tellement que j'étais aux anges. Outre cette écriture fantasmagorique pour n'importe quel fan du genre, le film brille également de par sa réalisation. On ne présente plus Mctiernan. Lui, c'est un grand, et bien entendu, il ne pouvait que très peu nous décevoir, à cette époque de sa carrière. C'était un peu son âge d'or à lui, et cela, sachez qu'il nous le fait bien comprendre.

La mise en scène, extrêmement efficace, s'autorise toutes les débileries, les fantaisies et les avantages de l'expérience d'un ancien combattant. Lui c'est un pro, le chef des chefs, le général des troupes. Il mène son film comme une danse, une danse de bodybuilder et de morts par fusil mitrailleur. Un bien fascinant spectacle.

Et pour ce qui est de Schwarzy, alors? Le gars ne change pas, il est toujours au top de son niveau, révélant un aspect bien plus intelligent de sa personnalité. Il brise tous les codes, tous les stéréotypes pour, au final, devenir l'acteur de films d'action à la carrière la plus variée et, surtout, la plus originale. Et puis quel plaisir de voir son ... Non, je vous laisse le plaisir de le découvrir vous même.

Pour le reste des acteurs, c'est très bon, notamment le gamin de l'histoire, ou LE méchant tout simplement extraordinaire du truc : le très convaincant Charles Dance, au regard unique et au charisme ravageur. A signaler qu'il emporte la partie sur LA grande gueule du film ( pas dans le sens coq, j'entends bien ), Tom Noonan, inoubliable Némésis du héros. A signaler, également, un léger caméo en fin de film, à la fois sérieux et amusant.

Au final, j'ai envie de dire que des films comme celui-ci, on n'en fait plus. Attention, ce n'est pas uniquement négatif, ce que je dis. Aurait-on pû connaître, il y a 22 ans, pareil chef-d'oeuvre que le magnifique "Pacific Rim"? Non, je ne pense pas. Que retenir, à la conclusion de cette critique? Que malgré la qualité de ce film, je n'ai qu'une envie : découvrir la série imaginaire des Jack Slater, parce que ça a foutrement l'air d'être des putains de master piece. Mais bon, c'est peine perdue, dira-t-on ...

19/20

Par Florent Pelletier

Les Grands Films d'Action #79 --> Last Action Hero ( 1993 )

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