Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Culture Geek

Culture Geek

Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Le Point Culture #14 --> Jean Claude Van Damme, l'homme le plus "aware" du monde ...

Publié par pellflorent sur 7 Juin 2015, 16:19pm

Catégories : #Le Point Culture, #Les Grands du Cinéma d'Action

 Oui bon, c'est vrai qu'en ce moment, je vous sors un nombre important de "Point Cultures/Biographies", mais comme j'ai un peu de temps à moi, que j'ai envie de changer mes habitudes d'écriture et que j'ai pris énormément de retard, j'essaie tout simplement de le rattraper. Allez, à bientôt !

 

 

Le Pont Culture

 

Jean Claude Van Damme

 

 

Van Damme, c'est pas tellement l'acteur dont je suis fan. Mais comme je suis en ce moment en train de réellement découvrir sa filmographie, mon avis change petit à petit sur le bonhomme. Et quoi que je pense du personnage, il faut bien avouer qu'il fait partie des gros bonnets du cinéma américain. Vraiment, je déconne pas : le belge a sû s'imposer avec talent dans le domaine renfermé des séries b, flirtant constamment avec le nanar, sans ne jamais complètement l'épouser. Ouais, le mec il est un peu incertains si vous voulez. Il sait pas trop où se placer, en fait : parmi les acteurs qui jouent dans de bons films, ou parmi tout ce qu'il reste. Incertains, que je vous dis ! Vous savez quoi? Non? C'est parti...

 

 

Jean-Claude Van Vanrenberg ( pas "Damme", non ) est né dans la banlieue bruxelloise le 18 octobre 1960. Enfant, il est timide et manque d'assurance. Né artiste, la musique classique et la peinture, c'est typiquement son trip. Mais alors qu'il commence à s'intéresser au Curling, ses parents le pressent de s'essayer au karaté. Sans doute pour vaincre ses vilains défauts : par expérience, je peux vous assurer que le karaté est un art-martial qui vainc complètement la timidité, et vous assène une confiance en vous assez importante, si vous en manquez de base. Il a alors onze ans, et ses parents ne sont pas prêts de comprendre qu'ils ont changé sa vie, même s'il ne le souhaitait pas réellement, lui.  

 

 

Mais finalement, il s'avère bon dans la pratique du karaté. Au point de quitter l'école cinq ans plus tard, soit à 16 ans, découvrant alors une autre forme "d'art" : le culturisme, aka l'art de la sculpture de notre corps. Un ans plus tard, il décoche la ceinture noire : un trajet plutôt rapide, il faut bien le dire. En même temps, il participe à des stages de perfectionnement : son destin est alors en marche, et il commence à récolter les cartes de la réussite. Des stages qui lui permettent d'atteindre, à 17 ans, la ceinture noire. Et contrairement à ce que beaucoup pensent, la ceinture noire n'est pas réellement l'aboutissement de toute une carrière : c'est surtout la porte d'entrée vers une nouvelle manière de voir les arts martiaux, et de les étudier. Le tout étant qu'il l'a atteint, et que ça, c'est bien.

 

 

Bon alors, pour ses titres, on ne sait pas trop : en a-t-il gagné, n'en a-t-il pas reçu? Les débats se lancent à se sujet, les gens se battent, et au final, seul Van Damme le sait réellement. En 1980, il ouvre un centre de fitness à Bruxelles : allez savoir pourquoi, il n'est pas du tout satisfait. Mais ce n'est pas grave, Van Damme a l'esprit d'aventures : il quitte ainsi son pays natal pour l'Amérique, ne possédant que deux mille dollars en poche, et ce sans même savoir parler anglais. Ouais, le gros délire quoi : c'est comme si t'allais manger dans un resto gastronomique avec le nez bouché, ou que t'allais voir un film avec les yeux bandés. 

 

 

Sans même le savoir, il vient tout simplement de changer le cours de sa vie. Comme quoi, même les paris les plus fous peuvent s'avérer payant. Peut-on appeler cela le rêve américain? A une époque, sans doute. Ainsi, à Los Angeles, il recommence sa vie à zéro : personne ne le connait, il est un inconnu parmi les inconnus. On peut le dire, il part littéralement à la conquête d'Hollywood. Pour se construire un avenir, il n'a pas d'autre choix que celui d'apprendre l'anglais et d'enchaîner les petits boulots : chauffeur de taxi, livreur de pizza, professeur de danse,... Et oui je déconne pas, Jean Claude Van Damme a vraiment fait professeur de danse. Je comprends mieux la référence dans "Double Impact". C'était fin, au final.

 

 

Alors, il n'est plus le Jean Claude d'avant. Il n'y a plus de Van Varenberg nul part autre que dans son coeur : il devient Van Damme, et commence a rêver de grands jours sous les projecteurs blanchâtres de la gloire. Pour commencer, il enchaîne de légers petits rôles dans des séries b que très peu ont vues : "Monaco Forever" et "Portés Disparus" ( oui, avec Chuck Norris ) en 1984, et "Karate Tiger" de 1986, où il était engagé par Menahem Golan, l'un des producteurs de la Cannon, qui offrira nombre de rôles aux stars des séries b d'action des années 80-90. Il a même failli accéder à l'armure du "Predator". Mais jugé trop petit, et l'acteur trouvant la combinaison violette ridicule ( ! ), il sera rapidement remplacé par le jeune Kevin Peter Hall, en même temps que l'armure. 

 

 

La même année, soit en 1986, donc six ans après son arrivée à Los Angeles ( quand même pas mal, l'attente ! ), il accède à une renommée mondiale avec son rôle plutôit minime dans "Bloodsport", il faut bien le dire, mais néanmoins impressionnant. Dès lors, il s'illustre presque exclusivement dans des métrages presque entierrement consacrés aux arts martiaux : de "Kickboxer" ( 1989 ) à "Full Contact" ( 1990 ), en passant par "Coups pour Coups" ( 1990 ) et "Double Impact" (1990 ), sa carrière ne semble pas trop se démarquer de la concurrence. 

 

 

Pire même, elle pompe toutes les idées qui ont eu du succès chez ses adversaires, tels Schwarzennegger avec son "Universal Soldier", complet ramassi des idées de "Terminator" premier du nom, ou encore "Mort Subite" en 1995, pompage divertissant des "Die Hard" de Bruce Willis. En 1990, comme nous avons pu le voir, il est alors à l'apogée de sa carrière. Une carrière qui ne restera pas longtemps au même stade, bien malheureusement. Car oui, même si Van Damme tournait exclusivement dans des séries b d'action sans prétention, et qu'il ne nous livrait jamais de réel classique du cinéma, au moins ses métrages étaient-ils divertissants. 

 

 

Le soucis, c'est qu'au bout d'un moment, quand on a besoin d'argent, on commence à accepter tout et n'importe quoi. Tout cela apparaît dans les années 2000. Mais avant d'en parler plus amplement, concentrons-nous plutôt sur sa période années 90. Outre le fait qu'il sort de bonnes séries b, il enchaîne les succès commerciaux : "Double Impact" en 1991, film vraiment pas mal dans lequel il interprète le rôle de deux jumaux, "Cavale Sans Issue" en 1992, suivi la même année d' "Universal soldier", dont on a déja parlé. Deux ans plus tard, il enchaîne avec un "Timecop" qui a plu, et réalise son premier film en 1996, dit "Le Grand Tournoi", où il tient le rôle principal, épaulé par l'ancien James Bond, Roger Moore.

 

 

Mais si Van Damme s'est grandement fait apprécier à cette période, ce n'est pas que pour ses films populaires. Non, c'est surtout que le monsieur est un pur cinéphile, et qu'il désirait ardement travailler avec des réalisateurs asiatiques tels que Tsui Hark, Ringo Lam ouencore celui que je préfère de ces trois ci, John Woo. Des noms qui n'étaient pas encore célèbre en occident. Et s'ils le sont aujourd'hui, je pense que l'on peut le dire que c'est en majeure partie grâce à Jean Claude Van Damme. Bon, il est vrai qu'ils ne livreront pas leurs meilleurs films, mais au moins aurons-nous eu accès à leurs précédentes oeuvres. Nous ne parlerons pas de cette foutu daube de "Street Fighter". Merci. 

 

 

Et dès lors, après sa période de pleine réussite, sa carrière plonge vers le bas. Logique, après l'envol, il y a toujours l'atterrisage. Et autant vous dire que dans le cas présent, on parle plutôt de crash. Dès 1998, l'année de ma naissance ( ça a tellement perturbé le monde ... ), il commence à enchaîner les déceptions bénéficitaires : "Légionnaire" en 1998, "Inferno" en 1999, ou encore "Replicant" en 2001. Tous ces échecs lui ont filé un sal coup de vieux, et à partir de ce moment clé de sa vie, il débute de multiplier les dtv pourraves : de "L'empreinte de la mort" ( 2004 ) à "Trafic Mortel" ( 2008 ), sa carrière semble à nouveau stagner dans les bas fonds du cinéma de série b. 

 

 

Une chute qui s'accompagne également d'un culte que JCVD tente de maintenir malgré les années, et d'une forte dépendance aux substances illicites. Bon alors ça, c'était à la fin des années 90 : le monsieur tentait de devenir le nouveau Bruce Lee. "Tentait", je dis bien. Il fait la une de certains médias, la plupart des gens parlent de lui. En bien ou en mal, cela va selon la personne. Un autre problème : ces réalisateurs asiatiques dont on avait parlé, tout ne s'est pas passé comme prévu. Car oui, JCVD a pris la grosse tête, et impose ses ambitions puériles aux réalisateurs avec qui il travaille, au point de massacrer la réalisation de "Chasse à l'homme", ou de dégoûter Tsui Hark du cinéma américain. Sympa, le mec.

 

 

Mais Tsui Hark se venge rapidement, avec le catastrophique "Piège à Hong Kong", métrage qui a officiellement plongé Van Damme dans sa période "DTV navets". Et en plus de cela, l'idée du personnage excentrique amenée par Bruce Lee lui explose en pleine gueule. Le tout se retourne complètement contre lui. En gros, il se prend un sale revers en pleine gueule. Mais bon, c'était prévisible. Il devient rapidement la coqueluche des médias, s'enfonçant encore plus profondément dans les marasmes du ridicule à chaque interview, ses bons films reculant dans l'imaginaire collectif face aux navets qu'il commence à tourner. 

 

 

Pour enfoncer le clou, même son rival Steven Seagal le dénigre en public : il paraîtrait que les prouesses martiales de JCVD soient de la tromperie. Dès lors, ses high kicks n'impressionnent plus grand monde : les gens en ont marre, tout le monde pense qu'il ne sait faire que ça. Et ils n'ont pas tord, le pire ! A l'heure où débarquent Jet Li, Jason statham ou encore Scott Adkins, JCVD reste cloîtré dans ses anciens atouts, sans rien inventer de neuf. En 2005, il est enfin débarassé de ses addictions, et signe un retour fracassant en 2007 avec "JCVD", autobriographie cinématographique de grande qualité, à ce que j'en ai lu. Le soucis ? Il continue de tourner dans des dtv. 

 

 

Mais l'ancien JCVD n'est plus, et semble n'être plus rien. Même son apparition en temps que "Vilain" dans "Expendables 2" ne ranime pas la flamme dont il brûlait d'antan. Van Damme est désormais totalement axare, et peut commencer à songer à cette époque où il pouvait réaliser son rêve : faire du cinéma et être reconnu internationalement. En résulte donc une carrière en pleine chute, et l'impression que JCVD s'épuise à sortir de la mouise, sans réellement y parvenir. Ringard, d'un autre temps, il n'a pas sû s'adapter au cinéma d'après les années 2000. Peut-on avancer qu'il est un has-been? Un has been complètement aware, alors !

 

 

 

Filmographie :

 

2014 - Swelter

2013 - Enemies Closer

2013 - Welcome to the Jungle

2012 - U.F.O. (Alien Uprising)

2012 - Six Bullets

2012 - Universal Soldier 4 : le jour du jugement


2012 - Expendables 2: Unité spéciale

2012 - Dragon Eyes

2012 - Rzhevskiy vs. Napoleon

2011 - Beur sur la ville

2011 - Assassination Games


2010 - The Eagle Path

2009 - Universal Soldier 3 : Regeneration

2008 - JCVD

2008 - L'empreinte de la vengeance / Trafic mortel 


2007 - Jusqu'à la mort (Until Death)

2006 - Sinav

2006 - The Hard Corps

2006 - Ultime Menace (Second in Command)

2004 - L'Empreinte de la Mort (Wake of death)

2004 - Narco

2003 - In Hell

2002 - Point d'impact (Derailed / Terror Train)

2001 - The Order

2001 - Replicant

1999 - Inferno (Coyote Moon / Desert Heat)

1999 - Universal Soldier 2 : le combat absolu (Universal Soldier: The Return)

1998 - Légionnaire

1998 - Piège à Honk Kong (Knock Off)

1997 - Double Team

1996 - Risque maximum (Maximum Risk)

1996 - Le Grand Tournoi (The Quest)

1995 - Mort subite

1994 - Street Fighter : L'ultime combat

1994 - Timecop

1993 - Hard Target

1993 - Cavale sans issue (Nowhere to Run)

1993 - Last Action Hero

1993 : Chasse à l'homme

1992 - Universal Soldier

1991 - Double Impact

1990 - Coups pour coups (Death Warrant)


1990 - Full Contact (Lionheart)

1989 - Kickboxer


1989 - Cyborg

1988 - Black Eagle

1988 - Bloodsport


1985 - Karate Tiger (No Retreat, No Surrender)

1984 - Breakstreet (Breakin')

1984 - Monaco Forever

 

 

Par Florent Pelletier

 

Le Point Culture #14 --> Jean Claude Van Damme, l'homme le plus "aware" du monde ...

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents