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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Les Dossiers #2 --> Les premiers pas des Comics au Cinéma : de 1966 à 1997 ( environ )

Publié par pellflorent sur 27 Avril 2015, 11:24am

Catégories : #Les Dossiers, #Super Héros - Comics

lBon, avec toutes ces épreuves que j'ai dû passer, j'ai pris énormément de retard. Je devais déja vous fournir il y a quelques temps la suite de mon premier dossier consacré aux films fantastiques des années 40 à 60, mais voilà, comme c'est une chose qui se veut longue, je n'en ai pas trouvé le temps. Je profite donc de la sortie d' "Avengers" et de ce début de vacances pour vous le poster et vous souhaiter, par la même occasion, de bonnes vacances de Pacques ! A très bientôt les amis, vous avez de la lecture à profusion ! 

 

 

II / Les Comics au Cinéma : des débuts difficiles.

 

1)     L’arrivée de DC Comics, et les ratés de Marvel

 

Durant de longues années, les adaptations cinématographiques sur le thème des comics ont été relayées au second plan. N’ayant jamais réellement trouvé le succès au cinéma, le public les préférant dans les séries télévisées, c’est avec les deux premiers Batman et Superman que leur succès se fait à l’échelle mondiale. Outre quelques Marvel sortis auparavant, de complets ratages au box-office , les comics n’ont pour seule réputation que celle de divertir les enfants, réputation encore plus appuyée par le Superman de Richard Donner. Ce premier film a été une réelle surprise.

 

 

Partant d’un budget de 55 millions de dollars, il en a finalement rapporté 300. Véritable explosion de réussite, les producteurs en ressortent triomphants, au point de lancer une suite bien plus tournée vers l’humour et la loufoquerie sous la direction de Richard Lester, alors que l’approche de Donner se voulait plus intimiste et sombre, sans toutefois atteindre les sommets des Batman de Tim Burton. Désormais, les comics s’inscrivent dans l’imaginaire collectif comme étant des divertissements familiaux, comme nous l’avons vu précédemment. Et quoi de plus logique que le premier vrai succès du genre soit porté par le premier super-héros américain à avoir vu le jour ?

 

 

 Mais c’était sans compter l’arrivée d’un nouveau prodige à Hollywood : Tim Burton. Cinéaste aussi talentueux que prometteur, l’homme qui allait faire de Johnny Depp une star internationale promettait au Chevalier Noir une approche plus sombre et plus mature que toutes celles qu’il avait connues auparavant. 

 

 

Parce que oui, il faut bien le savoir, avant Tim Burton, "Batman" c'était pas forcément très glorieux. En fait... Non, je vais vous mettre quelques images pour que vous compreniez bien toute l'ampleur de la situation ... C'était cool, drôle, c'est sûr, mais c'était pas le Dark Knight, tout simplement. Au moins cette série et ce film auront-ils eu le mérite de démocratiser le Batman auprès des enfants, et de lui permettre de réaffronter ses ennemis dans les comics, lui qui se concentrait beaucoup trop sur les récits pulp, sur des aventures improbables basées sur des récits de science-fiction. 

 

 

Le Batman de 1980 est donc un tournant pour le personnage, ainsi que pour le cinéma de genre. Il a indubitablement prouvé que l’on pouvait faire d’un blockbuster un film d’auteur, et que l’on pouvait réaliser un succès au box-office avec une œuvre originale et ambitieuse. "Batman" est un film dark, tout simplement, et ni plus ni moins qu'un film de monstre à part entière. On se concentre ainsi bien plus sur l'ennemi du Batman, le Joker, que sur le personnage en lui même. 

 

 

Une approche d'autant plus originale et risquée que Tim Burton décida d'engager un acteur noir pour interpréter Ainsi, les films adaptés de comics entrent dans une nouvelle ère : L’ère DC Comics, qui sera aussi brève que fructueuse.

 

 

Les comics au cinéma sont bel et bien rentables, comme le découvrent les producteurs américains. Dès lors, ils ne tarderont pas à lancer nombre de suites et de nouvelles adaptations, avec plus ou moins de succès, à l’image de toutes les suites de Superman et Batman, tantôt réussies tantôt ratées.

 

 

Mais quelques années auparavant, les premiers pas de Marvel ne s’annonçaient pas du niveau de ceux de DC Comics. Tentant d’imposer les comics grâce à l’un de leurs personnages phares, Spiderman, c’est en 1978 que sort leur première adaptation cinématographique : L’homme Araignée, suivie d’une suite la même année intitulée La Riposte de L’Homme Araignée. A défaut d’être de bons films, on aurait tout de même pu espérer qu’ils rencontrent un certain succès, surtout lorsque l’on connait la côte de popularité du personnage au sein des jeunes enfants.

 

 

 Deux métrages tout bonnement catastrophiques, et leur critique ne saurait tomber un jour ou l'autre. On pourrait également s'intéresser à la série japonaise éponyme sortie en 1978, mais voilà, le soucis c'est qu'elle n'a rien d'intéressant.

 

 

 

Mais ces deux films ne sont que l’assemblage de la série télévisée éponyme, et ne sortent qu’en téléfilms, aujourd’hui généralement appelés « direct to dvd », condamnant le personnage à un échec commercial cuisant. Il en ira de même avec les deux autres téléfilms dédiés à l’Incroyable Hulk, en 1988 et 1989, suivant de trois autres suites, pas franchement mémorables. Trois sequels qu'il faudra que je trouve dans leur version intégrale, d'ailleurs. Des films "Hulk" principalement célèbres pour les deux acteurs qui en tiennent les rôles titres, Lou Ferrigno et Bill Bixby, à l'instar de la série TV éponyme.

 

 

Il se passera exactement la même chose avec les deux Captain America, dont le second n’a pas même été commercialisé en France dans les années 90. Nombre de projets ne verront jamais le jour en France, tel qu’une adaptation sur un personnage Marvel alors plutôt connu des bédéphiles : Docteur Stange, un magicien pouvant se déplacer dans les différentes dimensions, et qui a une classe de dingue. C'est surement pour cela que Bendict Cumberbatch a été chargé de reprendre le flambeau pour la Marvel Cinematic Universe. 

 

 

 Et que dire de la catastrophique et vomitive adaptation live des "Quatre Fantastiques" sortie en 1994, dont les effets spéciaux s'avèrent d'une ignomie rare. Un film atroce sorti tandis que le cinéma se souvenait de noms tels que "Terminator 2", "Aliens" ou encore "Jurassic Park", et dont le seul but était, pour la Marvel, de conserver les droits des personnages. A méditer. 

 

 

Mais Marvel n’a pas dit son dernier mot. Après les succès des deux films phares de DC Comics que nous avons évoqué, elle sort elle-même deux films : Le Punisher avec Dolph Lundgren dans le rôle titre, et Howard… the duck. Le premier sortira finalement directement en dvd, alors que le second sera, une nouvelle fois, un cuisant échec pour la célèbre firme. Pas deux mauvais films, mais des échecs qui serviront principalement à une chose : affirmer le court règne de DC Comics, et placer Superman et Batman au rang d’icônes planétaires, alors seuls représentants de ce que peut-être le comics au cinéma.

 

 

2 ) La déchéance DC Comics

 

 

Ainsi, après une montée vertigineuse vers les sommets de la réussite, DC Comics se tourne intégralement vers un public d’enfant. Alors que le second Superman rapportait tout de même une certaine somme d’argent ( mais bien moins que son prédécesseur, 200 millions de moins ), les producteurs décidèrent d’abaisser le budget de quinze millions de dollars et d’encore plus mettre l’action sur le burlesque pour la sortie du troisième film. Un second film divertissant mais à voir sous la coupelle de Richard Donner dans son Director's cut, et ce même si la version de Lester demeure honnête. Le troisième métrage est une bouse sans nom, le genre de daube intergalactique qui ne patit même pas du nombre des années tellement elle semblait kitsch à la base.

 

 

Une décision qui pourra paraître anodine, dîtes comme cela, mais qui condamnera les adaptations de comics, quinze ans durant, à se cloîtrer dans un humour loufoque, et à oublier l’esprit même des comics, bien plus sombres, même à l’époque. Il en va de même pour les catastrophiques Superman 4 ( 1987 ) et « Supergirl », le premier étant amputé de plus de quarante minutes de films pour pouvoir les intercaler dans un futur cinquième épisode, hypothétiquement nommé Superman Lives. Un cinquième opus qui aurait dû être dirigé par Tim Burton avec Nicolas Cage dans un costume assez étrange de l'alien surpuissant. Pour "Supergirl", désolé d'utiliser ce mot, mais le seul argument dont se vante le film, c'est que son héroïne est "bonne" ! Imaginez le niveau du reste ...

 

 

Un quatrième épisode qui commencera d’ailleurs le déclin de la Cannon, une maison de production spécialisée dans les films d’action des années 80, dont les principales stars étaient des hommes tels que Jean Claude Van Damme ou encore Chuck Norris.

 

 

Désireux de toujours plus gagner d’argent, les producteurs des films Batman firent la même erreur. Dénaturant le mythe sombre et gothique qu’avait instauré Tim Burton, de manière tout de même moins poussée que la Hammer et ses films de monstres, voilà que la Warner Bros décida de rendre Batman plus accessible aux enfants, de faire de lui une « icône pour bébé », trahissant la vision même de Bob Kane et Bill Finger, ses créateurs en 1939. Leur but atteint, les recettes sont phénoménales, bien plus que celles des deux précédents films. Mais voilà, le Batman sombre et mature des comics n’est plus. "Batman Forever" naît, la carrière de Batman au cinéma commence à chuter, risquant de violemment y laisser ses dents. 

 

( La virilité absolue, n'est-ce pas? )

 

Alors qu’il se faisait briser le dos par son grand némésis « Bane » dans les pages d’une de ses aventures, nommée pour le coup Knightfall, la Warner décida de produire une énième suite aux aventures du chevalier noir : Batman et Robin, avec trois nouveaux méchants : Mister Freeze, interprété par un Arnold Schwarzenegger, dit Schwarzy, dont la carrière n’allait jamais en sortir indemne, Poison Ivy, Uma Thurman arborant, par prévention, son aspect et ses manières de se future pub Schweppes, et bien entendu le destructeur de vies « Bane », premier homme à avoir vaincu le Batman et qui, ici, n’était rien d’autre qu’un personnage sans personnalité et ne sachant guère parler, s’éloignant franchement de la figure de génie criminel offerte par le comics.

 

 

Une nouvelle réussite au box-office, certes, mais un traumatisme tel pour les fans qu’un futur cinquième opus ne verra jamais le jour, et que la saga sera « rebootée » 8 ans plus tard par un nouvel arrivant dans le septième art, l’un des réalisateurs les plus influents de notre génération pour le cinéma de genre, Christopher Nolan.

 

 

Six films qui auront causé la mort de DC Comics au cinéma pour de nombreuses années, échec renchérit par deux autres ratages cuisants, Judge Dredd en 1995, pas fidèle au comics pour un sou ( tu m'étonnes, tout est parti dans la poche de Stallone ) et un film portant sur une femme chat, Catwoman, qui condamnera complètement les efforts de la Warner pour se remettre sur pied, et contrer la future, mais proche, contre-attaque de Marvel au cinéma, qui enterrera Batman et Superman pour de nombreuses années à venir.

 

 

 

Liste des films :

 

DC Comics :

 

- Batman ( 1966 )

- Batman

- Batman Returns

- Batman Forever 

-Batman & Robin

 

-Superman

- Superman II

-Superman III

-Superman IV

 

-Supergirl 

 

-Judge Dredd

 

-Catwoman

 

Marvel :

 

- L'Homme Araignée

- La Riposte de l'Homme Araignée

 

- L'Incroyable Hulk

- Bride of the Incredible Hulk

- Le Retour de l'Incroyable Hulk

- Le Procès de l'Incroyable Hulk

- La Mort de l'incroyable Hulk

 

- Les Quatre Fantastiques

 

- Captain America

 

- Docteur Strange

 

- The Punisher

 

- Howard ... the duck

 

 

 

 

 

Par Florent Pelletier

Les Dossiers #2 --> Les premiers pas des Comics au Cinéma : de 1966 à 1997 ( environ )

Commenter cet article

Mina 30/04/2015 15:47

Désole pour certaines fautes de frappe, j'ai tapé trop vite :) A très vite Flo ^^

Mina 30/04/2015 15:45

Dossier très bien illustré (comme le précédent) et dès que vois le fameux Batman (délicieusement kitch avec sa tenue...Je cherche encore le qualificatif :))) des années 60, c'est plus fort que moi, je suis écroulée de rire. Par contre, nostalgie quand tu nous tiens, du fait de notre immense Brando ;) et de Christopher Reeves qui manque cruellement : il incarnait à la perfection ce super-héros..Personne (du moins pour l'instant et c'est pas le Cavill avec son regard inexpressif...) ne pourra l'égaler. Catwoman reste et restera Michèle Pfeiffer So Sexy avec son Miaou et belle mais juste sublime face au deux autres (je parle de Berry et de la fadasse Anna Hathaway sans une once de charme et aucunement sexy..Mais bonne comédienne dans d'autres registres) nulles ..Je suis sévère pour le coup. Quant à Burton, n'étant pas une grande experte en la matière (Bond par contre est super calé, Batman étant son Dieu vivant..Si tu vois son appart...IL y est partout et surtout tous les romans graphiques inondent son salon...bref ^^) je préfère le regard de Nolan en restant objective (tu sais de qui je parle..mon Mister Bale) Je viens de voir le prochain avec ce premier trailer, je trouve que Snyder retranscrit (j'ai bcp aimé son Watchmen sombre et intelligent) parfaitement l'univers du roman pour l'avoir vu..Par contre les deux regards de bovins Cavill + Affleck (on m'a volé mon Batman)..ça m'emballe pas des masses mais le réal peut nous réserver de belles surprises.
Pour en finir, je n'aime pas l'univers Marvel, préférant celui de DC comics. Tu m'as appris, une nevlle fois, des choses intéressantes. Vraiment, continue, c'est passionnant.
Bonne après-midi et bon 1er mai Flo. A très vite. Ton amie Mina :)

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