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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Le Point Culture #10 --> Wesley Snipes, le succès puis la galère ...

Publié par pellflorent sur 5 Avril 2015, 10:07am

Catégories : #Le Point Culture, #Les Grands du Cinéma d'Action

 

 

Le Point Culture

Wesley Snipes

 

 

Bon allez les amis, on continue les points cultures sur les stars de films d'action. Concentrons-nous à présent sur un figure pas forcément pharede cet univers, mais tout de même appréciable. Alors oui, c'est sûr qu'à part "Blade", Wesley Snipes c'est pas grand chose. Mais comme nous le verrons au fil de cet article, il y a tout de même un semblant de lumière dans son obscure carrière. Sans jeu de mots, ne m'assassinez pas, s'il vous plait. C'est parti, entrons plus amplement dans le vif du sujet ! A dans deux secondes...

 

 

Wesley Trent Snipes est né le 31 juillet 1962 à Orlando, dans l'état de Floride. Mais son enfance, il la passe réellement dans le quartier du Bronx, à New York, ou plutôt dans la rue, la plupart du temps. Pas une enfance réellement aisée, d'autant plus que le jeune Trent à une prédiction pour la baston, et s'inscrit dans un club de karaté à l'âge de 12 ans. Il maîtrisera également le jui-jitsu, le kung fu ou encore la capoeira au fil des ans. Tout jeune, il s'intéresse rapidement au théâtre, et pour contrer son tempérament, il s'inscrit aux cours de la "High School for the Performing Arts" ( popularisé dans "Fame" en 1980 ), une école visiblement célèbre, à ce que j'en ai lu. 

 

 

Mais son enseignement, en même temps que ses rêves de comédie musicale, est interrompu suite à un autre déménagement, cette fois-ci en Floride. Imaginez l'impact sur la psychologie du mec, d'autant plus qu'il n'a pas eu le temps d'obtenir son diplôme. Pas terrible pour son avenir au cinoche. Ainsi, il s'installe à Orlando, où il intègre un lycée technique, n'interrompantfinalement pas ses études théâtrales. Il change seulement de manière de le faire, et intègre une autre école. Logique. Après avoir obtenu un diplôme dans cette école technique, il se produit dans quelques "cafés-théâtres" locaux, et certaines productions régionales. Il retourne à New York, et fonde avec des amis une troupe de marionnettes.  Ses efforts se sont réellement révélés utiles ( ouh, la phrase ... ), et lui ont obtenu, alors qu'un agent l'avait aperçu lors d'un concours, un premier rôle au cinéma : "Wildcats", une histoire de football américain de 1986.

 

 

Ses efforts se sont réellement révélés utiles ( ouh, la phrase ... ), et lui ont obtenu, alors qu'un agent l'avait aperçu lors d'un concours, un premier rôle au cinéma : "Wildcats", une histoire de football américain de 1986.Dès lors, sa carrière au théâtre sera lancée, à tel point qu'on l'apercevra dans trois titres : "Boys of Winter", "Execution of Justice and Death" et "King's Horsemen". Après cela, il apparaît même dans la version longue du célèbre clip "Bad" de Michael Jackson, réalisé par Michael Jackson en 1987. Et parmi tout cela, il parvient tout de même à décrocher son diplôme d'art dramatique en 1985 de la State University of New York at Purchase. Il réalise ainsi son rêve, rêve qu'il n'avait pu atteindre dans sa jeunesse. La roue a tourné, c'est une évidence. Dès lors, ayant fait son petit chemin dans le théâtre, il désire plutôt d'attaquer à une autre forme d'art : le cinéma, bien différent du théâtre.

 

 

A partir de là, on l'apercevra dans quelques seconds rôles sous la houlette d'Abel Ferrara, à tout hasard, avec son "Roi de New York", ou encore de Spike Lee et son "Mo Better Blue", un cinéaste représentant la renaissance du cinéma "noir américain". Un réalisateur qu'il retrouvera un an plus tard, endossant le rôle principal de son "Jungle Fever", une histoire d'adultère vouée à l"'échec entre un homme noir et une femme blanche d'origine italienne. Voilà, comme dirait l'inventeur des points cultures ( enfin, je pense ? ), ou tout du moins celui qui les a démocratisé, avec qui ça a la classe quoi : "voilà, gro... groosse ambiance quoi !!". Le film étant sélectionné au festival de Cannes, la carrière de notre ami Wesley est lancée, a lui de savoir la rattraper. 

 

Comme s'il voulait briser son image, Snipes enchaîne avec un rôle à contre-emploi dans son "New Jack City", où il interprète un magnat de la drogue, complètement calculateur et un petit peu malade dans sa tête. Voilà, je vous ai prouvé qu'il peut jouer autre chose que Blade. Mais Blade c'est bien quand même. Et donc, à partir de là, ai-je envie de dire, débutera sa carrière de films d'action, notamment avec "Passager 57", qui met particulièrement en avant ses talents de karatéka, "Soleil Levant" ( d'une certaine manière ) et "L'extrême limite". Je n'ai vu aucun des trois, donc je ne saurai vous dire ce qu'ils valent, mais cela ne devrait point tarder. Il part rapidement vers des horyzons de comédie, avec des métrages tels que "The Waterdance" ou encore "Les Blancs ne savent pas sauter", au titre très évocateur, et avec Woody Harrelson ( oui oui, je suis sérieux ). 

 

 

Pas forcément une bonne démarche, surement en aura-t-il vite assez, revenant au genre du film d'action, genre assez fétiche pour le gars, il faut bien l'avouer. En faisant sa spécialité, il tourne dans "The Fan", avec De Niro en grand bad guy, "Demolition Man" aux côtés de Stallone, et "Drop Zone", complet pompage de "Point Break" version parachutisme ( mais genre violent ), demeurant tout de même un bon film, à mon goût, avec un Gary Busey à son habitude crédible en véritable enfoiré. C'est loin d'être du niveau de "Point Break", mais c'est tout de même satisfaisant. Suivront une ou deux comédies plus un drame, puis deux autres métrages d'action : "Money Train" et "Us Marshall", ansi qu'une floppée d'autres films du même genre, de plus ou moins bonne facture. Et puis, il y a "Blade".

 

 

Snipes tente l'experience "Futuresport". Un échec complet qui lui fait venir vers le personnage de Blade, alors qu'il est l'un des acteurs "noirs" les plus en vue d'Hollywood. Ayant longuement pratiqué les arts martiaux, sa sélection n'est presque qu'une formalité. Un film qui relance sa popularité qui, il faut le dire, avait été émoussée par des choix de vie et de carrière peu judicieux. Assurant la production de "Blade II", le film est un réel succès, et un film de fou, premier chef-d'oeuvre de Marvel ( c'est purement personnel ). Deux films qui appuieront sa réputation de sportif accompli, suivi d'un troisième métrage qui signera le glât de sa carrière. En plus des arts martiaux, Snipes pratique également la Capoeira ( très proche des arts martiaux ), la danse et l'escrime. Véridique. 

 

 

Après "Blade Trinity", Snipes se cantonne à des séries b musclées sans réel intérêt. C'est pas volontaire, hein. Dès lors, les ennuies s'annoncent. S'estimant lésé par ses associés de "Blade Trinity", il leur demande des comptes au tribunal. Ils gagnent, lui perd. La même année, il est interpelé à l'aéroport de Johannesburg en possession d'un faux passeport sud-africain. Le début de la galère. Le pauvre gars n'y va pas de main morte. En octobre 2006, il est poursuivi par le fisc américain pour avoir dissimulé 38 millions de dollars gagnés entre 1999 et 2001. En avril 2008, à l'issu de ce procès, il écope de 16 ans de prison. Il décide alors de faire appel, et termine avec 3 ans ferme de cabane ( dans les bois ). 

 

 

Evidemment, à partir de là, sa carrière stagne. Mais vraiment, je plaisante pas. Il ne tourne presque plus, et tente de malheureux come-back qui ne rapportent pas grand chose aux producteurs. Cela lui empêche notamment de tourner aux côtés de Chuck Norris, de faire un film sous la direction de Spike Lee au sujet de la vie de James Brown, et un hypothétique "Blade 4" qui, évidemment, ne verra jamais le jour. Je suis vraiment, mais alors vraiment curieux de voirce que cela aurait pu donner... Mais un producteur décide de lui laisser sa chance. En effet, Avi Lerner a longuement pensé à lui pour "Expendables 3", résultat satisfaisant, comme nous l'avons vu, il y a de cela quelques mois. Il a pu tourner son film grâce à une autorisation étonnante : celle de pouvoir terminer de purger sa peine à domicile. Oui, la justice est aveugle, n'est-ce pas? 

 

 

Sauf erreur, il est aujourd'hui libre, et peut tourner "Expendables 4". Enfin, je l'espère ! Concentrons-nous à présent sur ses conquêtes féminines : Jada Sanaa Lathan, sa partenaire dans "Blade", Jada Pinkett, avant qu'elle n'épouse Will Smith, Jennifer Lopezou, que je ne connais pas du tout, ou encore l'ancienne James Bond Girl ( haha... hahahahahaha ) qui, en plus des ennuis judiciaires du monsieur, l'accuse de l'avoir battu. Je ne vous dirai pas ce que je pense de ce type père de cinq enfants, le but des "Points cultures" n'est point là. En tout cas, je ne le pensais pas si... surprenant. Bon acteur ou pas? Classique du cinéma d'action ou non? A vous de vous faire votre propre idée !

 

 

Filmographie : 

 

2015 : Five Minutes to Live, de Chuck Russell

2015 : Endgame : Saison 1, de ? 

2014 : Expendables 3, de Patrick Hughes ( II )

2012 : Gallow Walker, d'Andrew Goth

2010 : Game of Death, de Georgio Serafini

2009 : L'élite de Brooklyn, d'Antoine Fuqua

2008 : L'art de la Guerre 2, de Josef Rusnak

2007 : The Contractor, de Josef Rusnak

2006 : Middleman, de Mario Van Peebles

2006 : Chaos, de Tony Giglio

2006 : Gallowwalker, de Andrew Goth

2005 : Nuclear target, de Marcus Adams

2005 : The Detonator, de Po-Chih Leong

2004 : Blade: Trinity, de David S. Goyer

2004 : 7 secondes, de Simon Fellows

2003 : Unstoppable, de David Carson

2002 : Un Seul deviendra invincible, de Walter Hill

2002 : Blade 2, de Guillermo Del Toro

2002 : Zigzag, de David S. Goyer

2001 : Appel au meurtre, de Kari Skogland

2000 : L'Art de la guerre, de Christian Duguay

1998 : Blade, de Stephen Norrington

1998 : US marshals, de Stuart Baird

1998 : Loin d'ici, de Maya Angelou

1998 : Futuresport, de Ernest Dickerson (TV)

1997 : Pour une nuit, de Mike Figgis

1997 : Meurtre à la Maison Blanche, de Dwight H. Little

1997 : Le Fan, de Tony Scott

1996 : Extravagances, de Beeban Kidron

1996 : Où sont les hommes ?, de Forest Whitaker

1996 : Money train, de Joseph Ruben

1996 : America's Dream, de Paris Barclay

1995 : Drop zone, de John Badham

1994 : L'Extrême limite, de James B. Harris

1994 : Demolition man, de Marco Brambilla

1994 : Sugar Hill, de Leon Ichaso

1993 : Soleil levant, de Philip Kaufman

1993 : Passager 57, de Kevin Hooks

1992 : Les Blancs ne savent pas sauter, de Ron Shelton

1992 : The Waterdance, de Michael Steinberg

1991 : Jungle Fever, de Spike Lee

1991 : New Jack City, de Mario Van Peebles

1990 : Mo' better blues, de Spike Lee

1990 : The King of New York, de Abel Ferrara

1989 : Les Indians, de David S. Ward

1987 : Toubib malgré lui, de Michael Apted

1986 : Deux flics à Miami (Série TV)

1986 : Streets of gold, de Joe Roth

1986 : Wildcats, de Michael Ritchie

 

Par Florent Pelletier

 

Comme s'il voulait briser son image, Snipes enchaîne avec un rôle à contre-emploi dans son "New Jack City", où il interprète un magnat de la drogue, complètement calculateur et un petit peu malade dans sa tête. Voilà, je vous ai prouvé qu'il peut jouer autre chose que Blade. Mais Blade c'est bien quand même. Et donc, à partir de là, ai-je envie de dire, débutera sa carrière de films d'action, notamment avec "Passager 57", "Soleil Levant" ( d'une certaine manière ) et "L'extrême limite". Je n'ai vu aucun des trois, donc je ne saurai vous dire ce qu'ils valent, mais cela ne devrait point tarder. Il part rapidement vers des horyzons de comédie, avec des métrages tels que "The Waterdance" ou encore "Les Blancs ne savent pas sauter", au titre très évocateur, et avec Woody Harrelson ( oui oui, je suis sérieux ). 

 

 Le Point Culture #10 --> Wesley Snipes, le succès puis la galère ...

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Mina 08/04/2015 13:05

Biographie complète (bravo à toi avec toujours ton humour propre à toi et que j'apprécie fortement ^^). On va passer l'homme et sa vie personnelle (d'ailleurs, je ne savais pas qu'il avait fait de la prison) ; par contre, je trouve dommage que sa carrière se soit cantonner (surtout) dans des films d'actions, pour l'avoir vu dans deux films plus intimistes, il s'en sortait plutôt bien mais bon... le cinéma de pop corn a brisé quelques bons (peut-être) comédiens :)

pellflorent 08/05/2015 08:58

Merci bien ! :) Heureux de t'avoir appris des choses, moi non plus je n'en connaissais pas certaines. Je verrai ses films "hors action", pour me faire une idée du talent du bonhomme. A bientôt :)

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