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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Le Point Culture #9 --> Harrison Ford, l'homme qui devait ( presque ) tout à George Lucas !

Publié par pellflorent sur 14 Mars 2015, 17:20pm

Catégories : #Le Point Culture, #Les Grands du Cinéma d'Action

 

 

Le Point Culture

 

Harrison Ford, l'homme qui devait ( presque ) tout à George Lucas 

 

 

Grand acteur dont on va parler aujourd'hui. Il ne fait pas partie de mes favoris, mais je dois bien avouer qu'il a eu une carrière exceptionnelle, incarnant nombre de figures fondatrices de notre culture geek. Harrison Ford, c'est avant tout des films phares pour le cinéma : "Star Wars", "Indiana Jones" ( éééévidement ! ), "Blade Runner" ou encore "Apocalypse Now". Et "Air Force One". Et oui, je déconne !! Bref,  vous l'aurez compris, cet acteur est célèbre pour trois rôles : Han Solo et Indiana pour les moins cinéphiles d'entre vous, mais également celui de Rick Deckard pour le reste.

 

 

Harrison Ford est né le 13 Juillet 1942 à Chicago, en Illinois, d'un père irlandais et allemand, et d'une mère russe de confession juive. Il s'en va finalement dans le Wisconsin ( vachement utile comme info... ), où il se révèle un élève terne et médiocre ( très rarement au dessus de la moyenne ), un mec sans un brillant avenir quoi ! Et bien, les apparences sont trompeuses, ne pensez-vous pas? Il est finalement exclu de son lycée pour des absences trop répétées. Mais c'est réellement sur les planches de théâtre de son lycée qu'Harrison Ford a débuté sa carrière d'acteur. Il signera plus tard un contrat d'acteur avec la Columbia, à 24 ans, puis avec la Universal ( oui, la mère-patrie des films de monstres ). Mais ses rôles sont secondaires, et le pauvre Harrison n'est guère épanoui. Il s'en va donc vers une carrière de menuiserie-charpenterie, tournant le dos au métier d'acteur. Heureusement, cette erreur se révèlera de courte durée.

 

 

Avant de tourner le dos à ses futurs fans, on l'a notamment aperçu dans de petits rôles situés dans des métrages tels que "L'homme de fer" de 1967 et "Le Virginien" datant de 1962. Mais six ans après "L'homme de fer", un nouveau venu du cinéma lui offre une opportunité en or : "American Graffiti". Cet homme, c'est George Lucas, et les deux cinéastes se reverront bientôt, très bientôt dans une galaxie lointaine, très lointaine. Le film est un réel succès, ce qui pousse Lucas a ré-embaucher l'acteur pour un rôle minime dans un bien mauvais film ( qui aura, par ailleurs, un accueil critique et spectateur catastrophique ) : "Star Wars". 

 

 

Un petit apparté, vite fait : s'il a obtenu son léger rôle dans le cultissime "Apocalypse Now", c'est principalement grâce à son ancien métier de menuisie. En effet, étant engagé par un jeune homme qu'il ne connaissait pas, ce dernier l'embaûche finalement. Il s'agissait en fait de Francis Ford Coppola. Et non, ce n'est pas des cracs. Amusant : ne désirant plus tourner de métrages, et s'étant retranché dans un autre métier, c'est ce métier qui lui offrira la possibilité de reprendre le premier. Pas facile à comprendre, mais c'est plutôt logique, dans le fond ! 

 

 

Interprétant avec brio un parfait Han Solo, carrément icônique de l'une des plus célèbres sagas de l'histoire du cinéma ( première trilogie également ), Ford est dès lors une célébrité internationale. C'est d'autant plus ironique que le monsieur avait quitté le cinéma seulement dix ans auparavant. Eh bien, t'as bien fait de venir le voir, George ! Toute fois, son nom n'est pas encore entré dans la légende. Pas encore, le temps ne presse pas. En 1981 paraît "Indiana Jones", mythique aventurier imaginé par George Lucas en référence à son chien ( oui, je déconne pas, son chien s'appelait vraiment Indiana! ), et réalisé par le génie Steven Spielberg, alors au sommet de son art. 

 

 

Dans les années 80, il accède donc au rang de super-star. Tout le monde connaît son nom, il est le dernier homme à la tendance. Les enfants l'imitent avec un faut laçot et le chapeau de leur père coiffé sur la tête, les femmes l'admirent, les hommes sont jaloux. D'accord, j'exagère. Dès lors, il tournera avec les réalisateurs les plus en vogue d'Hollywood : son nom suffit à remplir les salles, et il n'hésite pas à enchaîner les films cultes. Au grand contraire de ses deux comparses de "Star Wars", Mark Hamill et Carrie Fisher, notre ami Harrison Ford a réellement réussi sa carrière, tournant presque autant de films que de réussites. Dès lors, il collectionne les succès au box-office. 

 

 

Dès lors, il se caractérise par un côté actioner/sympathique qui le rend franchement attachant, et le démarque par la même occasion du reste des acteurs du genre, incarnant par deux occasions l'agent de la CIA Jack Ryan dans "Jeux de Guerre" et "Danger Immédiat", un personnage faisant désormais partie d'une saga, aujourd'hui sorte de sous Jason Bourne. Il tournera également dans d'autres bons actioners, aka "Le Fugitif", aux côtés de Tommy Lee Jones, et "Air Force One", où il tenait tête à Gary Oldman. Et si ce genre de rôles le réussit bien, il n'en va pas de même pour ceux appartenant au registre comique. Ainsi, un bon film tel que "Six jours Sept nuits" s'avèrera finalement un échec au box-office. 

 

 

Dans les années 80 viendra le tournant de sa carrière. Enfin non, pas tout à fait : plutôt l'affirmation de sa prestigieuse carrière. En moins de dix ans sortiront les deux derniers "Star Wars", "Blade Runner", et les trois premiers "Indiana Jones", en plus d'une suite d' "American Graffiti" ( qu'on ne retiendra pas vraiment, mais il est un film important dans sa carrière, puisque c'est par le premier qu'il a vraiment commencé au cinéma ). Dans cette décennie ci, il est également cité pour l'oscar du meilleur acteur en raison de sa prestation dans le magnifique "Whitness". Là, je pense qu'on peut le dire, c'est bon, il en a fini de conquérir le public. Dès lors, il tournera dans des métrages plus commerciaux, au grand péril de ses fans. Ainsi, on en revient à "Six jours Sept nuits". 

 

 

Ainsi, durant les années 90, voilà qu'il se consacre principalement à des blockbusters avec plus ou moins d'imagination. Pas la peine de renommer des films précédemment cités, tels les Jack Ryan ou "Air Force One". Le niveau sera peut-être bon ( à décider, c'est purement personnel ) mais le fait est là : Harrison étant devenu une star internationale, il se laisse forcément glisser vers des métrages qui lui rapporteront plus, quite à un manque d'imagination flagrant. Il joue généralement des personnages importants dans la société, à hautes responsabilités, souvent un bon père de famille. Le modèle américain quoi ! Il a bientôt 60 ans, et alors que la barre des années 2000 se profile à l'horyzon, sa filmographie ne laisse presque plus aucune place à la surprise. On est loin du Harrison de Han et Indiana.

 


 

Ca y est, on y est. Les années 2000 sont arrivées, on a changé de siècle en même temps que d'idôles cinématographiques. Ford est vieillissant, il devient un vieux de la vieille. Sa carrière est derrière lui, en majeure partie condamnée, même si c'est un bien grand mot, par son passage aux années 90. Il s'essaie à contre emploi, réussit peu, tente de faire quelque chose de neuf sans réellement y parvenir. Il retrouve bien entendu des rôles dans des thrillers classiques, et ce avant de retrouver le chapeau et le fouet de son personnage fétiche. Le chapeau et le fouet certes, mais pas l'âme. L'essance d'Indiana Jones semble s'être perdue dans les années 80, dans les méandres d'un paradoxe temporel échappé de "Retour Vers le Futur". 

 

 

Harrison porte désormais l'étiquette du vieil homme sage, celui qui sait se ranger après une bonne carrière. Et ainsi, à 70 ans, il remplace notre ami Bruce Willis dans "Expendables 3", et rejoint l'équipe mythique d'actioners pour un film, et surement bien plus. On espère son grand retour dans "Star Cars" fleurissant et à la hauteur des attentes. Quel grand acteur que cet homme ci ! Ce père de 5 enfants est devenu l'un des emblêmes des années 80, tournant dans des films icôniques de notre culture du 21ème siècle. Un grand acteur. Pas mon préféré, mais un grand acteur quand même.

 

 

Filmographie :

 

2019 : Star Wars IX

2017 : Star Wars VIII

2016 : Blade Runner 2

2015 : The Age of Adaline

2015 : Star Wars VII

2014 : Expendables 3

2013 : 42

2013 : La Stratégie Ender

2013 : Légendes vivantes

2013 : Milius

2013 : Paranoïa

2012 : You belong to me

2011 : Black Hats

2011 : Cowboys et Envahisseurs

2011 : The love we make

2010 : Mesures Exceptionnelles

2010 : Morning Glory

2009 : Brüno

2009 : Droit de Passage

2008 : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, de Steven Spielberg 

2006 : Firewall, de Richard Loncraine 

2003 : Hollywood Homicide, de Ron Shelton 

2002 : K-19 : le piège des profondeurs, de Kathryn Bigelow 

2000 : Apparences, de Robert Zemeckis 

1999 : L'Ombre d'un soupçon, de Sydney Pollack 

1998 : Six jours sept nuits, de Ivan Reitman 

1997 : Air Force One, de Wolfgang Petersen 

1997 : Ennemis rapprochés, de Alan J. Pakula 

1996 : Sabrina, de Sydney Pollack 

1994 : Danger immédiat, de Phillip Noyce 

1993 : Le Fugitif, de Andrew Davis

1992 : Jeux de guerre, de Phillip Noyce 

1991 : A propos d'Henry, de Mike Nichols 

1990 : Présumé innocent, de Alan J. Pakula 

1989 : Indiana Jones et la Dernière Croisade, de Steven Spielberg 

1989 : Working Girl, de Mike Nichols 

1988 : Frantic, de Roman Polanski 

1986 : The Mosquito Coast, de Peter Weir 

1985 : Witness, de Peter Weir 

1984 : Indiana Jones et le Temple maudit, de Steven Spielberg 

1983 : Star Wars : Episode VI - Le Retour du Jedi, de Richard Marquand 

1982 : Blade Runner, de Ridley Scott 

1981 : Les Aventuriers de l'Arche perdue, de Steven Spielberg 

1980 : Star Wars : Episode V - L'Empire contre-attaque, de Irvin Kershner 

1979 : Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola 

1979 : American Graffiti, la suite, de Bill L. Norton 

1979 : Guerre et passion, de Peter Hyams 

1979 : Un Rabbin au far-west, de Robert Aldrich 

1978 : L'Ouragan vient de Navarone, de Guy Hamilton 

1977 : Star Wars : Episode IV - Un nouvel espoir (La Guerre des étoiles), de George Lucas 

1977 : Héros, de Jeremy Paul Kagan 

1974 : Conversation secrète, de Francis Ford Coppola 

1974 : American graffiti, de George Lucas 

1970 : Zabriskie Point, de Michelangelo Antonioni 

1967 : La Poursuite des tuniques bleues, de Phil Karlson 

1966 : Un Truand, de Bernard Girard 

 

Par Florent Pelletier

 

 

Marié deux fois, Harrison Ford est le père de 5 enfants : Benjamin, né en 1967 et Willard, né en 1969, qu'il a eus avec Mary Marquardt, sa premère femme; Malcolm, né en 1987 et Georgia, née en 1991, dont la maman est Melissa Mathison, sa seconde épouse. Fiancé à l'actrice Calista Flockart (Ally McBeal) depuis 2002, il est le papa du petit Liam qu'il a adopté. 
Pour l'anecdote, Harrison Ford pilote lui même son avion privé, pour se rendre de son loft New Yorkais à son ranch dans le Wisconsin.
Le Point Culture #9 --> Harrison Ford, l'homme qui devait ( presque ) tout à George Lucas !

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