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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


Les Grands Films d'Action #19 / La journée des films d'action ( #3/4 ) : Demolition Man

Publié par pellflorent sur 13 Avril 2014, 11:36am

Catégories : #Action - Aventures, #Science Fiction - Fantastique, #Critiques Cinéma, #Rétrospectives, #Les Grands du Cinéma d'Action

A présent vient le temps de ma troisième critique, ayant pour intérêt "Demolition Man", film d'action montrant l'affrontement au sommet entre deux actioners, l'un célébrissime, Sylvester Stallone, l'autre alors plus jeune, Wesley Snipes, qu'on ne connaissait pas à l'époque pour son rôle de Blade, chasseur de vampires.

 

 

                                           La journée des films d'action

 

 

                                La troisième critique : Demolition Man

 

 

 

 

A présent que j'ai fait la critique de "The Killer", avec Chow Yun-Fat, et d' "Assassins" avec Sylvester Stallone et Antonio Banderas, je vais continuer sur ma lancée et parler d'un autre film d'action des années 90, "Demolition Man", avec le même Sly en héros body bodybuildé et invincible. Ici, c'est Wesley Snipes qui s'oppose à Rambo, et qui se révèle au final aussi bon que dans les deux premiers "Blade" ( si vous avez vu la trilogie, vous comprendrez pourquoi je ne veux pas vous parler du troisième opus. ). Il campe un bad guy complètement taré, pas seul dans sa tête, quoi, qui rêve de flammes et des hurlements de ses victimes ( ce n'est pas précisé dans le film, mais en connaissant son personnage, je peux aller jusque là ). Vous l'aurez compris, ce mec là n'est pas bien.

 

Et puis, bien entendu, parce que cela ne pouvait pas en être autrement, il n'existe qu'un seul homme pour le stopper. On le nomme Démolition Man ( oui, c'est le titre du métrage ), sombrement nommé John Spartan. Pour ceux qui ne le sauraient pas, John Spartan, en français, cela donne John Spartiate. Oui, les mêmes spartiates qui ont été massacrés par les perses. Sauf qu'ils n'étaient pas 300. Mais je m'égare, pardonnez moi!

 

Si les scénaristes l'ont nommé ainsi, sans doute est-ce pour accentuer son côté héroïque, glorieux, viril, violent et prêt à tout. Car oui, c'est bien ce qu'il est. John Spartan est le héros type, le gars quel personne ne voudrait chercher des crosses, le soldat ( ou le policier? ) discipliné qui pourrait vous exterminer une armée de deux mille hommes venant tout droit de Russie, sans même se fouler un ongle, ou transpirer ne serait-ce que d'une goutte de sueur. Oui, c'est l'arme ultime, le seul gars à pouvoir coller une raclée bien sentie à Simon Phoenix, le personnage interprété par un Wesley Snipes au sommet de sa forme.

 

Et oui, comme vous pouvez le voir, son nom aussi confirme une hypothèse que j'ai eu pendant tout le visionnage. Les scénaristes ont une sacrée obsession pour les noms et leur signification! On dirait qu'ici, rien n'est laissé au hasard! Par exemple, le nom de Snipes est Phoenix : un oiseau fantastique qui renait de ses cendres. L'un des personnages se nomme Cocteau (  Jean Cocteau, un écrivain ou un poète, je ne sais plus ), un autre Friendly ( amical en anglais. ). Bref, à présent, je vais vous parler des points forts de "Demolition Man".

 

Il se trouve qu'il y en un nombre considérable. Tout d'abord, et le plus appréciable, cette oeuvre est un film qui ne se prend pas au sérieux. En effet, "Démolition Man" est fait d'un second degrés totalement, que dis-je, complètement, rafraichissant. Les punchlines pleuvent comme jamais, rappelant le second "Expendables", dont la seule idée d'une telle réunion n'existait pas encore. Stallone sortira nombre de jeux de mots, et autres calembours, pas tous fins ou bienvenus, mais qui offrent une atmosphère détendue et décontractée au film.

 

Après, bien sur, il y a l'action, très bien mise en scène par Marco Brambilla, réalisateur qui n'a pas eu de réelle carrière ( Cinq films je crois ). Elle est assez explosive, et n'a pas à rougir de la comparaison avec celle d' "Assassins", par exemple, pour faire le lien avec ma précédente critique. Les corps tombent, les balles fusent, le décors explose, et le héros gagne les méchants. Que demander de plus? D'ailleurs, fait plutôt plaisant, on aura ici droit à un futur plutôt propre, assez clean, qui changera de ce de "New York 1997", de "Blade Runner", ou encore de la trilogie originale de "Star Wars".

 

Bon, là, je ne vous parle que de la ville à la surface, car il en existe une en sous terrain réellement dégueulasse, où vivent les pauvres gens. A la surface, donc, on aura droit à une atmosphère propre, belle, avec des couleurs claires, et des personnages tous mieux habillés les uns que les autres. C'est un peu tout blanc tout noir dit comme cela, un peu trop manichéen, mais pas du tout en réalité, puisque les humains les plus propres sont en réalité les plus sales, et vice versa. Vous l'aurez compris, je parle de leur moralité, là.

 

Avec un Stallone plus charismatique que jamais, "Demolition Man" est un film d'action qui n'est pas comme les autres, de par son humour et son originalité. Bon, il n'est pas novateur, mais se démarque suffisamment pour être rafraichissant, malgré une morale de fin un peu trop américaine. Ce n'est pas qu'un film d'action, et la référence à Schwarzy, à l'époque rival direct de Sly, est totalement tordante, pour ne pas dire géniale. Un excellent divertissement.

 

15.5/20

 

Par Florent Pelletier

Les Grands Films d'Action #19 / La journée des films d'action  ( #3/4 ) : Demolition Man

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