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Culture Geek

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Bible du cinéma en construction, le site Culture Geek a pour but d'analyser et de critiquer tous les films sortis à ce jour, avec quelques écarts vers d'autres médias, des comics à la musique, en passant par les séries télé et la littérature. Bonne lecture, bonnes recherches, en espérant vous compter un jour parmi mes plus fidèles abonnés. Le blog des passionnés ou des simples lecteurs. Un blog fait pour tout le monde.


[Critique Cinéma] : Blade

Publié par pellflorent sur 21 Avril 2014, 17:40pm

Catégories : #Critiques Cinéma

Le premier film Marvel qui soit objectivement bon se nomme Blade, un outsider des comics qui a su se faire sa place dans un univers déjà bien rempli. Décryptons ensemble la réussite inattendue du chasseur de vampires le moins célèbre de l'histoire des comics...

Blade premier du nom... Voila un très bon film. Mais vraiment, pas l'un de ces métrages qui se veulent bourrés d'action non stop et d'humour à deux balles, sans scénario ni mise en scène. Lui, il est excellent, tout simplement. Il n'y a pas à trop réfléchir, lorsqu'on le visionne. C'est un divertissement, un vrai, avec un fond travaillé et une réalisation suffisamment nerveuse et efficace pour être bien plus qu'un banal film de vampires.

Réalisé par Stephen Norrington, que je ne connaissais pas avant cette oeuvre, et à qui l'on doit La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, film d'action pas trop dégueulasse mais qui manque d'âme et se montre largement inférieur à "Blade", il possède une mise en scène surprenante, stylisée et atypique.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, l'oeuvre dont je suis en train de vous parler est tirée d'un comics éponyme de Marvel ( de l'époque où ils ne se concentraient pas que sur les jeunes lecteurs ) que je n'ai jamais lu, préférant m'intéresser plus au Punisher qu'à ce chasseur de vampires plutôt rare et méconnu de l'univers du comic book.

Pour vous parler plus amplement du métrage, je dois bien vous concéder qu'il comprend une scène d'introduction complètement jouissive et défoulante, faîte de cendres et de sang, de corps qui tombent et d'un acteur qui enchaîne les coups sur de pauvres vampires dont le destin est de périr sous les assauts répétés de cet homme, Blade, littéralement sabre en anglais, à l'image de l'arme qu'il détient dans son dos et dont il se sert la plupart du temps. C'est un peu sa petite amie, si vous préférez, la chose dont il ne se sépare jamais, qui le "complète". Sa seconde moitié.

Bref, durant cette introduction, vous pourrez avoir un avant-goût de ce qui arrivera par la suite, et de ce qui vous attendra dans cette oeuvre. On y apercevra un Wesley Snipes faisant ce qu'il sait faire le mieux, tabasser des mecs à grands coups de pieds et de poings, et nous démontrant, par la même occasion, toute l'étendue de sa technique au combat, bien qu'il frappe dans le vide. A le voir, j'aurai dit qu'il pratiquait le kung-fu, mais n'en faisant pas moi même, je ne peux réellement l'affirmer, seulement le supposer.

La musique techno, qui débute également dans cette introduction dans la boîte de nuit, où l'on retrouve le célèbre cliché du sang qui pleut du plafond, mais qui, ici, se révèle utile et justifié, se montrera très présente dans tout le long-métrage, et participera à l'ambiance générale de Blade. C'est clipesque, dieu que c'est ringard, mais c'est foutrement bon, parce qu'il y a justement une maîtrise dans ces effets types années 2000.

En plus de cela, Blade est un immense défouloir où l'on pourra suivre un héros bien badass éclater du vampire à tout va, se concentrant surtout sur un groupe assez étendu dans le monde des suceurs de sang, dirigé par Deacon Frost, lui même interprété par Stephen Dorff, qui participe enfin à un bon film ( Les Immortels, Alone in the Dark et Riders ne sont clairement pas à retenir )

Là, il trouve un rôle qui lui va bien et s'y plait visiblement, nous offrant une prestation plutôt bonne et réellement convaincante. Outre le jeu monotone d'un Wesley Snipes restant constamment de marbre, on retrouvera également Kris Kristoferson et N'Bushe Wright dans les rôles des deux seuls alliés de Blade. Si vous préférez, lui est le père que le héros n'a jamais eu, elle prend la place de sa mère morte alors qu'il naissait. Quand je vous disais qu'il possédait un fond, ce long-métrage!

Une bonne idée a été intégrée à l'intrigue. C'est le fait d'installer deux castes de vampires : les sang-pur, nés suceurs de sang, et ceux qui ont été contaminés par une morsure alors qu'ils étaient humains de naissance. Cela fait un parallèle avec l'histoire, avec la race aryenne, par exemple, considérée dans l'Allemagne nazie comme les purs souches, et les métisses, apparentés à des êtres pas même dignes de vivre. Un choix judicieux, qui en fait une oeuvre pertinente. Les sang-pur ont une attitude bien plus soutenue; ils sont prétentieux et enfermés dans leur propre cocon, sans sortir de leur trou, à rester cloitrer loin des humains, dans leur ignorance bienpensante.

Les contaminés, par contre, sont beaucoup plus intéressants et cruels, vivant dehors et dans la nuit, sortant pour aller prendre du bon temps dans les boîtes de nuit de vampires. C'est aussi un peu une métaphore de la jeunesse par rapport aux adultes, les sang-pur étant constamment habillés en complet, les autres portants des habits bien plus courants et décontractés.

Blade est donc un très bon film, très divertissant et plutôt violent, avec une action très présente et des CGI de qualité pour son époque. A voir pour passer du bon temps sans se prendre la tête. Un véritable défouloir, agrémenté d'une critique sociale acerbe.

 

[Critique Cinéma] : Blade

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